HIJACK saison 2 : le métro est-il plus flippant que l’avion ?
La saison 1 de HIJACK jouait la peur primitive : un avion détourné et un huis clos à 10 000 mètres d'altitude avec cette impression glaçante qu’il n’existe pas de “prochain arrêt”. La saison 2 (lancée ce 14 janvier sur Apple TV) déplace la mécanique du thriller en temps réel dans un métro berlinois. Moins spectaculaire, peut-être. Mais plus intime, parce que le danger s’invite cette fois dans un décor qu’on associe au quotidien, pas à l’exception.
L'avion : une arme de panique massive dans HIJACK
La saison 1 de HIJACK fonctionnait terriblement bien parce qu’un avion, les claustrophobes le savent, est synonyme enfermement total : quand ça dérape, impossible d'appuyer sur la touche Exit. La cabine devient un piège, le ciel un couvercle. Et même si l’avion reste, statistiquement, l’un des transports les plus sûrs, l’idée de perdre le contrôle dans les airs active une peur primitive : la chute, l’impuissance et la fatalité.
HIJACK exploitait dès 2023 cette terreur en temps réel, minute par minute. Et fort du succès des 7 premiers épisodes, Apple reconduit ce principe sur la saison 2, diffusée chaque mercredi jusqu’au 4 mars prochain.

Métro, boulot, anxio
En 2026, le choix du métro peut être encore plus sournois, parce que synonyme du boulot, des écouteurs et d'un cerveau en pilote automatique. Dans cette saison 2 aux mille ressorts, un train berlinois et ses passagers sont pris en otage pendant que, “au-dessus”, les autorités tentent d’éviter une catastrophe.
Surtout, la saison 2 ne repose pas uniquement sur “l’angoisse du lieu” : elle change le statut de Sam Nelson. Jim Field Smith, l’un des créateurs, pose clairement la logique :
« Si nous voulions continuer cette histoire, il devait avoir changé… Il est à Berlin pour une raison précise, que le public va progressivement découvrir, et son rôle dans le détournement est cette fois beaucoup plus actif et bien plus complexe. »
Dans ces nouveaux épisodes, linquiétude vient donc autant de la situation que de la question centrale : qu’est-ce que Sam fait à Berlin, exactement ? Au final, si le métro paraît “moins spectaculaire” qu’un cockpit, il réveille aussi une peur très réelle : celle de voir un lieu du quotidien basculer. Les tragédies le rappellent, comme les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles, dont une explosion dans le métro de la capitale européenne.
Au final, si l'avion terrifie par son exception, le métro angoisse parce que l'impossible peut se produire n’importe quel matin. Avec tel pitch, cette saison 2 prend la garantie de ne pas laisser grand monde à quai...




