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Les 5 Dracula les plus terrifiants du cinéma

En remettant les vampires sur le devant de la scène, le NOSFERATU de Robert Eggers rebat les cartes en Transylvanie. Après des décennies d’acteurs dans le rôle du maître des buveurs de sang, qui fait le plus peur ?

1. Bill Skarsgård dans NOSFERATU (2024)

Quand il s’agit d’interpréter un vampire, avoir le plus large sourire qui soit présente un certain avantage. Déjà terrifiant en Pennywise, le clown tueur dans ÇA, l’acteur suédois continue d’imposer sa présence fantomatique dans NOSFERATU.

Comme dans ses autres films, il arbore la parfaite panoplie du monstre : regard intense, peu de paroles prononcées avec une voix indescriptible (l’acteur a travaillé avec une chanteuse d’opéra pour l'occasion), une raideur dans ses mouvements qui peut se transformer en quelques instants en une rapidité extrême, la maigreur de son corps et un visage au front proéminent…

En un mot, le fils de l’acteur Stellan Skarsgård parvient à faire le pont entre toutes premières interprétations et le cinéma actuel où triomphent les effets spéciaux.

2. Gary Oldman dans DRACULA (1992)

La force de ce vampire provient tout autant de la magnificence des costumes et de la mise en scène de Francis Ford Coppola, tout entier plongé en plein trip gothique, que de la longue histoire du comte qu’il nous présente.

En racontant dans le détail comment ce soldat exceptionnel a triomphé de l’invasion des soldats turcs pour découvrir à son retour que sa promise s’est suicidée, et que dès lors, il a renoncé à Dieu, Coppola construit un personnage plus épais, plus crédible, plus fou.

Surtout, il montre le prodigieux acteur anglais à tous âges, séduisant ou hideux. Parmi tous ces visages, c’est sa version la plus âgée qui est la plus effrayante, celle où il ressemble à une geisha. À la même époque, Brad Pitt et Tom Cruise se sont bien essayé au rôle de vampire, mais il surpasse les beaux gosses de Hollywood.

 

3. Klaus Kinski dans NOSFERATU, FANTOME DE LA NUIT (1979)

Quels que soient ses rôles, la folie (bien réelle) de l’acteur allemand transparaît à l’écran. Dans son film hommage au chef-d'œuvre de Murnau, le réalisateur Werner Herzog a réussi à canaliser sa puissance. Il en fait un être malade, incapable de se contrôler à la vue d’une goutte de sang sur le doigt de son invité ou face à la beauté d’Isabelle Adjani.

Au gré de sa douleur, son corps se tord, il devient bossu et ses mains forment un moignon, la performance est d’autant plus redoutable qu’elle est réalisée sans effets spéciaux et accompagnée d’une voix douce, souffreteuse. L’acteur boulimique interprétera d’autres versions du vampire dans de nombreux films de séries B.

4. Christopher Lee dans DRACULA, PRINCE DES TENEBRES (1966)

Haute silhouette, maintien aristocratique, regard sombre, nous avons affaire ici au maître du genre qui a interprété le vampire suprême dans onze films. L’acteur anglais à la voix profonde est un vétéran de la Hammer, le studio hollywoodien spécialisé dans les premiers films d’épouvante (on ne disait pas encore horreur).

Si ses Dracula un peu raides et à la diction théâtrale ont vieilli, ils n’en ont pas moins été les plus populaires pendant des décennies. Avec lui, le vampire des Carpates cherche tout autant à séduire qu’à terrifier ses conquêtes, car le désir de sang n'est qu'une allégorie du désir tout court.

5.Max Schreck dans NOSFERATU LE VAMPIRE (1922)

Il faut le voir pour le croire, mais de tous les interprètes du rôle, la version qu’en donne l’acteur allemand est la plus folle dans le sens où il ne ressemble pas à un être humain.

Corps immense et maigre, tête protubérante, mouvements pas coordonnés, il n’y a pas besoin de son pour comprendre que le Comte Orlock ne vient pas de ce monde. Le noir et blanc et la mécanique hachée du cinéma muet font même penser à un documentaire renforçant la véracité des images.

De Tim Burton à Willem Dafoe, le cinéma n’a jamais cessé de rendre hommage au pionnier du genre.