Manny Pacquiao et Nordine Oubaali doublement sacrés !

Posté par CNEWS le 21 Janvier 2019

Le Philippin Manny Pacquiao a conservé à 40 ans son titre WBA des welters en battant l'Américain Adrien Broner aux points, samedi à Las Vegas (Nevada).

Pacquiao a dominé de bout en bout le combat et a été logiquement déclaré vainqueur à l'issue des douze reprises à l'unanimité des trois juges (117-111, 116-112, 116-112).
Il a signé la 61e victoire (39 avant la limite) de sa carrière professionnelle, débutée en 1995, pour sept défaites et 2 nuls.

«Pac-Man» remettait en jeu pour la première fois son titre dit «régulier», le moins prestigieux des deux décernés par la WBA, qu'il a conquis en juillet dernier à Kuala Lumpur contre l'Argentin Lucas Matthysse, battu par arrêt de l'arbitre à la 7e reprise.

Il a infligé à Broner, de onze ans son cadet, sa quatrième défaite pour 33 victoires et un nul.

Nordine Oubaali a longtemps attendu qu'on lui donne sa chance, mais une fois qu'elle s'est présentée devant lui, il l'a pleinement saisie pour devenir à 32 ans champion WBC des poids coq samedi à Las Vegas (Nevada).

Alors que la France n'avait plus de champion du monde dans l'une des quatre principales fédérations professionnelles de la boxe, Oubaali a réparé cette anomalie avec brio.

Pour sa première apparition aux Etats-Unis, en prélude au duel entre la légende philippine Manny Pacquiao, champion WBA des welters, et l'Américain Adrien Broner, il a séduit le public américain pour qui il était jusque là un parfait inconnu.

Très volontaire et beaucoup plus entreprenant que son adversaire, l'Américain Rau'shee Warren, il a été logiquement déclaré vainqueur à l'unanimité des trois juges à l'issue des douze reprises au MGM Grand, un gigantesque hôtel-casino (117-111, 116-112, 115-113).

Un chiffre résume sa domination: il a touché à 158 reprises son adversaire qui n'a fait mouche de son côté que 97 fois.

Oubaali, entraîné par son frère Ali, a pris l'ascendant physiquement à partir de la 6e reprise et a asphyxié Warren, qu'il avait déjà battu lorsqu'ils étaient tous deux encore amateurs lors des Jeux olympiques de Londres en 2012.

Durant le 7e round, il a secoué Warren avec une série de crochets du gauche, sans parvenir à faire la décision.

PREMIER FRANÇAIS SACRÉ À «VEGAS»
L'Américain, beaucoup plus désordonné, a bien tenté un dernier baroud d'honneur dans la 11e reprise, mais Oubaali, dont le père a quitté le Maroc pour travailler dans des mines du Nord de la France, n'a pas été inquiété et a levé le poing en signe de victoire, avant même le dernier round.

«Mon rêve est devenu réalité, j'ai réalisé mon rêve américain», a souligné celui qui reste invaincu en 15 combats chez les pros, après 200 victoires en amateurs et deux désillusions lors des JO-2008 et 2012 où il a été victime d'arrangements politiques. 

«J'ai gagné ce soir, parce que je l'ai mis sous pression et parce que j'étais le plus rapide. C'est un bon boxeur, malin, mais c'était ma soirée et je suis très, très heureux», a-t-il insisté.

«Même dans mes rêves les plus fous, je n'aurais imaginé gagner un titre mondial à "Vegas", je suis le premier Français sacré à "Vegas", c'est fou», a relevé Oubaali.

Warren a rendu hommage à Oubaali, qui va toucher pour ce combat 85.000 dollars quand Pacquiao empochera, lui, dix millions de dollars, plus un intéressement sur les recettes des ventes de la télévision à la séance sur la chaîne américaine Showtime.

«Les juges ont bien rendu compte du déroulement du combat, il voulait la victoire plus que moi, à partir du 5 ou 6e round, j'ai baissé de rythme», a regretté l'Américain qui a concédé sa troisième défaite pour 16 victoires (4 avant la limite).

Le titre WBC était vacant depuis que le Mexicain Luis Nery n'était pas parvenu à faire le poids après sa victoire face au Japonais Shinsuke Yamanaka en mars 2018.

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