The Resident : une série sur les dérives du système médical américain sur Warner TV et myCANAL

Dès le 5 février sur Warner TV, la saison 1 de The Resident explorera l'envers du décor hospitalier avec un regard plus que corrosif. On enfile le masque et on ausculte.
Posté par Rosario Ligammari le 6 Février 2019
Dans la tradition des séries médicales à succès

De Doctor Who à MASH, la série médicale est devenue un genre à part entière. En sauvant des vies, les médecins y incarnent des super-héros, en plus réalistes. The Resident propose une nouvelle intrusion dans les coulisses de la médecine à travers les yeux de Devon Parvesh (incarné par Manish Dayal, connu pour sa présence dans le reboot de Beverly Hills 90210).

Fraîchement débarqué au Chastain Park Memorial à Atlanta, ce jeune résident idéaliste se retrouve dans un monde éloigné de celui qu'il avait imaginé. Conrad Hawkind (alias Matt Czuchry, de Gilmore Girls), son superviseur et futur acolyte, n'hésite pas à détourner les règles médicales pour la bonne cause. Randolf Bell (Bruce Greenwood), l'égocentrique chef de chirurgie qui sucre les fraises, se révèle plus je-m’en-foutiste que jusqu'au-boutiste. Bref, l'ambiance n'a pas grand-chose à voir avec celle de Grey's Anatomy.

Une critique du système médical américain

Créée par Amy Holden Jones (Black Box), Hayley Schore et Roshan Sethi, The Resident s'avère très critique à l'égard du système médical américain, notamment en ce qui concerne les différentes formes de traitements selon les niveaux de classes sociales. Nic, l'infirmière interprétée par Emily VanCamp (Revenge), l'affirme : « l'erreur médicale est la troisième cause de décès aux États-Unis ». Tout cela n'est pas très rassurant. Résultat : en montrant l’hôpital non pas comme une entreprise philanthrope mais plutôt comme un business où l'éthique semble rangée dans le placard, The Resident appuie bien là où ça fait mal.  

Humour noir chez les blouses blanches

Si tout n'est pas rose au Chastain Park Memorial, tout n'est pas pour autant tout noir ou tout blanc. Malgré un gros potentiel antipathique – et à l'instar d'un certain Dr House – la « légende » Dr Bell est du genre capable de susciter une étrange sympathie, voire de provoquer l'hilarité. D'ailleurs, si de la tension flotte dans l'air ou qu'un drame pointe le bout de son nez, l'humour n'est pas mis de côté : au milieu du désordre généralisé, il se fait grinçant. A partir de là, The Resident peut être prescrit comme une satire plus qu'efficace.

The Resident, diffusion de la saison 1 sur Warner TV et myCANAL dès le 6 février.

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