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Fractures, divorce & dorures : que nous réserve vraiment la saison 3 de THE GILDED AGE ?

Attendue dès le 23 juin sur MAX, la saison 3 de THE GILDED AGE montre les factures sociales, politiques et culturelles qui se cachent sous les apparences.

Tout ce qui brille n’est pas d’or

Après DOWNTON ABBEY, la série de Julian Fellowes, THE GILDED AGE, ravit les amateurs de série d’époque. Mais ici, ce n’est plus la société anglaise qui sert de décor mais les bals fastueux et les intrigues de salon de la luxueuse société new-yorkaise du XIXème siècle où tout semble possible. Un décor somptueux qui sert de miroir à l’Amérique moderne, marquée par des tensions idéologiques qui restent d’actualité. Dans cette troisième saison, la caméra se braque sur les fractures sociales, politiques et culturelles que cachent les robes à crinolines. Ce terme, “gilded age” ou âge doré, a été popularisé par Mark Twain afin de désigner une période de prospérité trompeuse, l’or des façades cachant la misère sociale ainsi que les inégalités et la corruption politique — ce que la série cherche donc à mettre en lumière. 


 

Une lutte de pouvoir

Dans cette nouvelle saison, les personnages doivent donc continuer à explorer la lutte de pouvoir entre les aristocrates traditionnels, ou Old Money, et les New Money, soit les familles qui incarnent l’ambition moderne — et le mauvais goût. Au-delà de cette guerre mondaine se joue une guerre de valeurs entre deux mondes : le conservatisme moral contre le capitalisme agressif, l’héritage contre la nouveauté et le privilège contre le mérite. THE GILDED AGE interroge notamment l’American Dream, ou le mythe de l’ascension sociale avec les personnages de Bertha et George Russell, par exemple. Car s’ils ne sont pas nés dans la haute société, ils font tout ce qui leur est possible pour conquérir le pouvoir social, alors que le capitalisme transforme peu à peu l’Amérique. 


 

Féminisme et lutte des classes

La saison 3 doit notamment approfondir l’histoire de certains personnages, comme Peggy Scott, journaliste afro-américaine, ou les employés irlandais, qui sont souvent invisibilisés des récits classiques. Car la saison 2 a laissé en suspens certaines questions, comme les luttes féminines pour l’indépendance, ou encore les tensions sociales post-esclavagisme. Le personnage de Peggy, qui a réussi à passer d’Harlem à une rédaction blanche, représente le féminisme intersectionnel comme on l’entend aujourd’hui, et montre un point de vue rarement présenté aux spectateurs. Dans cette nouvelle saison, Julian Fellowes semble bien décidé à mettre la société moderne face à un miroir déformant, fait de dorures et de bals somptueux. 

 

THE GILDED AGE saison 3 sera disponible sur MAX dès le 23 juin via CANAL+.