SA MAJESTÉ DES MOUCHES : pourquoi cette mini-série va marquer le mois de juin !
La mini-série SA MAJESTÉ DES MOUCHES, adaptée du roman culte de William Golding, débarque sur CANAL+ avec quatre épisodes, dont les deux premiers sont diffusés ce lundi soir. Et voici trois bonnes raisons de vous jeter dessus !
1 / SA MAJESTÉ DES MOUCHES, une tragédie intemporelle
Si certains découvriront peut-être l'histoire de SA MAJESTÉ DES MOUCHES avec cette nouvelle adaptation signée Jack Thorne (PANTHERS) qui débarque sur CANAL+ en ce lundi 1ᵉʳ juin, le roman de William Golding est un classique depuis plus de cinquante ans.
Écrit en 1954, on y suit le drame d'un accident d'avion laissant un groupe d'enfants anglais, entre 5 et 12 ans, livrés à eux-mêmes sur une île perdue, sans adulte et avec peu d'espoir de voir les secours arriver. Rapidement, les survivants vont essayer d'établir des règles de société, comme leurs parents avant eux, avec le sens de la démocratie, de l'entraide, des responsabilités, etc. Sauf que les choses vont rapidement dégénérer.
Dès les deux premiers épisodes de SA MAJESTÉ DES MOUCHES, on retrouve l'essence des écrits de Golding avec cette dissection d'un système, cette critique du contrat social de Rousseau avec cette impossible organisation politique face à la nature sauvage de l'homme, ou, d'ici, de l'enfant. Est-ce que la loi du plus fort est inévitable ? Une réflexion morale et sociétale qui reste malheureusement d'actualité.
2 / Un format qui ouvre de nouvelles perspectives
On a beau connaître le livre par cœur ou les différentes adaptations qui ont suivi, la version de Jack Thorne parvient encore à surprendre. Déjà, parce que c'est la première fois que SA MAJESTÉ DES MOUCHES est adaptée en format série. Quatre épisodes de 52 minutes environ, de quoi explorer davantage les personnages, mettre de l'emphase sur les différents caractères.

D'autant que Throne construit son intrigue en fonctionnant par arc narratif. Chaque épisode se focalise davantage sur un des protagonistes principaux, tout en continuant à avancer dans le récit. Cela n'a rien d'anodin puisque, contrairement au roman, cela permet de mieux analyser les points de vue, les relations et ainsi mieux saisir pourquoi et comment cette micro-société est amenée à vaciller. Sans oublier que cela apporte à chaque fois une nouvelle énergie à la mise en scène.
3 / Une ambiance soft horreur
Encore une fois, SA MAJESTÉ DES MOUCHES n'est pas connu pour sa philosophie positive. Les écrits de Golding sont âpres, oppressants. Une atmosphère parfaitement captée par le réalisateur Marc Munden, qui parvient à rendre l'air facilement irrespirable. Cela ne l'empêche pas de parfois trop appuyer ses effets, mais il faut reconnaître qu'il sait arrêter sa caméra sur le visage de son jeune casting pour en faire ressortir leur chamboulement intérieur ou leurs peurs irrationnelles.

Munden utilise beaucoup les sens en faisant presque parler les silences et s'exprimer la chaleur de l'île. Comme si, par moment, nous étions pris nous-mêmes d'évanouissements, bloqués entre le rêve et la réalité. C'est une sorte de peinture de la folie à travers une nature sauvage et des visages d'enfants défigurés par des pensées vacillantes. Si vous voulez voir à quoi peut ressembler APOCALYPSE NOW avec des gosses à la place de militaires, SA MAJESTÉ DES MOUCHES coche pas mal de belles cases. Et vous n'êtes pas prêts pour l'issue de la série, lundi prochain sur CANAL+.
