PEAKY BLINDERS est-elle tirée d'une histoire vraie ?
Avec l'arrivée de PEAKY BLINDERS : L'IMMORTEL sur Netflix, également accessible avec CANAL+, on revient sur l'origine du récit de Steven Knight en séparant le vrai du faux.
Oui, les Peaky Blinders ont existé
Fil rouge des six saisons de PEAKY BLINDERS et encore au centre du film PEAKY BLINDERS : L'IMMORTEL qui arrive sur Netflix (et sur CANAL+) pour conclure définitivement le récit, le gang de Birmingham n'a rien de fictif. À l'image du show de Steven Knight, ces bookmakers et racketteurs affrontaient très souvent les autorités et leurs rivaux pour le contrôle des rues de Birmingham. Ils étaient notamment reconnaissables par leurs fameuses casquettes, objet de mode devenu indissociable de la série.
Néanmoins, si Knight a pris cette base pour son histoire, les changements entre la réalité et la fiction sont extrêmement nombreux. Rien que sur le look. Si les Peaky étaient effectivement connus pour leurs tenues, pas de costume trois pièces en tweed, mais, au contraire, des vêtements plutôt colorés. De même, les casquettes ne cachaient pas tant des lames de rasoir directement cousues, peu pratiques, préférant s'en servir pour transporter des armes de contrebande.

Le contexte historique est, également, complètement différent. Knight raconte un gang évoluant après la Première Guerre mondiale, là où le vrai agissait surtout à la fin des années 1800 et, dès 1920, il s'était fait absorber par des rivaux, les Birmingham Boys (présents dans la série), avant de se faire renverser à leur tour. Ensuite, les Peaky Blinders sont devenus surtout une expression locale pour désigner les criminels plutôt que le vrai gang d'origine. Contrairement à PEAKY BLINDERS : L'IMMORTEL ou à la série, les vrais n'ont donc jamais combattu la montée du fascisme.
Les Shelby ont-ils contrôlé les Peaky Blinders ?
Absolument pas. Thomas Shelby, incarné par Cillian Murphy, est une invention 100% Steven Knight, tout comme le reste de la famille. Néanmoins, les Shelby rencontrent beaucoup de figures pendant six saisons qui, elles, ont réellement été historiques.
À commencer par Billy Kimber, le chef des Birmingham Boys. L'antagoniste incarné par Charlie Creed-Miles dans la série est peut-être, d'ailleurs, la vraie inspiration pour le personnage de Tommy Shelby. En effet, les historiens s'accordent à dire que celui-ci a d'abord été un Peaky avant de diriger les Boys et qu'il était sans doute l'un des plus grands chefs du crime d'Angleterre avant de décéder des suites d'une maladie. Beaucoup d'éléments de son histoire coïncident avec le parcours de Tommy, jusqu'à son affrontement avec Darby Sabini (Noah Taylor dans le show), un chef de gang italien.
Alfie Solomons, personnage culte incarné par Tom Hardy, lui, est presque une invention puisqu'il s'inspire du gangster Alfred Solomon. Néanmoins, tout le reste de son histoire et l'interprétation qu'en fait Hardy sont intégralement fictifs.
Tommy Shelby a eu tout ce dont un homme peut rêver. Presque tout.
— Netflix France (@NetflixFR) February 19, 2026
PEAKY BLINDERS : L’IMMORTEL, le 20 mars. pic.twitter.com/H0x3N7g231
Au sujet des politiciens que fréquente Tommy, inutile de dire que Winston Churchill n'est pas né de l'imagination de Knight. Plus étonnamment, Oswald Mosley (Sam Claflin) et Diana Mosley (Amber Anderson) ne sont pas non plus des inventions. Le premier a bien été le fondateur et leader de l'Union britannique des fascistes et sa femme, une aristocrate britannique, partageait les idées de son mari. D'ailleurs, le couple était très proche d'Hitler qui a assisté à leur mariage. Ils ont été internés lors de l'éclatement de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement les jugeant dangereux pour la sécurité du pays, surtout elle.
Est-ce que la légende de Tommy Shelby rattrapera la réalité de la Seconde Guerre mondiale dans PEAKY BLINDERS : L'IMMORTEL ? Pour connaître la réponse, il va falloir jeter un œil sur le film de Netflix. Une conclusion à voir aussi sur CANAL+.
