MONARCH LEGACY OF MONSTERS : la série monstre à voir sur CANAL+
Godzilla et ses copains monstres, toutes les semaines dans votre salon, c’est le pari un poil fou de MONARCH : LEGACY OF MONSTERS, la série Apple TV que CANAL+ diffusera tous les lundis soirs à partir du 15 décembre.
MONARCH : LEGACY OF MONSTERS, la kaiju folie
Depuis 2014, les Kaijus se sont trouvé une nouvelle vie à Hollywood dans une série de cinq films confectionnés par Legendary Production. Un nouveau KaijuVerse, le Monarch Universe, qui trouve son prolongement dans cette série à l’ambition folle…
Et là, si vous n’êtes pas fan de films de monstres, vous me dites : « Les Kai… quoi ? ». Les Kaijus (« créatures étranges » en japonais), ce sont les monstres créés dans les studios de la Toho dans les années 50. À l’époque, les conséquences des bombes atomiques lâchées à la fin de la guerre par les Américains sur Hiroshima et Nagasaki se font encore sentir au quotidien. La société japonaise est en plein traumatisme nucléaire. Un traumatisme qu’un monstre crachant du feu radioactif et détruisant tout sur son passage va permettre d’exorciser.
En 1954, la Toho sort GODZILLA. Un budget de série B, un acteur dans un costume qui écrase des maquettes bien approximatives de Tokyo, des effets visuels basiques mais un monstre qui marque et qui triomphe, d’abord au Japon puis dans le monde entier. Le genre Kaiju est né.
Les producteurs exploiteront ainsi le filon en créant d’autres créatures étranges comme Rodan, Gamera, Mothra, Ghidora, ou encore mon préféré, Mothra, sorte de papillon de nuit géant…
À ce jour, il a été produit une bonne soixantaine de films de Kaiju au Japon. Des films qui ont traversé les frontières de l’archipel nippon. Le genre fascine des millions de fans à travers le monde et parmi eux des réalisateurs comme Steven Spielberg, James Cameron, Peter Jackson ou encore Guillermo del Toro qui, avec PACIFIC RIM, réalisera même son propre film de Kaiju.
Le succès du genre est tel qu’en 2014, la société de production Legendary décide de l’embarquer à Hollywood. Ils rachètent les droits de Godzilla, Mothra et tous les autres, y ajoutent un monstre bien américain celui-là, King Kong, et mettent en place un nouvel univers de Kaiju : le MonarchVerse.
Monarch, c’est le nom qu’ils donnent à la société secrète qui, depuis la fin de la 2ᵉ Guerre mondiale, enquête sur l’existence de créatures monstrueuses tapies dans les tréfonds de la Terre. Une société qui va devenir beaucoup moins secrète quand, dans le premier film réalisé en 2014 par Gareth Edwards, Godzilla va décider de faire un petit tour à la surface en détruisant sur son passage une bonne partie d’Hawaï et de San Francisco.
Un énorme spectacle au budget aussi monstrueux que sa créature et aux effets spéciaux à des années-lumière du figurant en costume du premier GODZILLA. S’en suivront quatre autres films et donc une série, MONARCH : LEGACY OF MONSTERS.

Un régal pour les fans de monstres
Une série confiée à deux showrunners fous de films de Kaiju, Chris Black et Matt Fraction, que nous avions rencontrés au démarrage de la série à Los Angeles il y a quelques mois.
« L’histoire de l’univers Godzilla remonte évidemment à 70 ans, aux premiers films Toho des années 1950. Mais la continuité dans laquelle nous travaillons est celle des cinq films Legendary », précise Chris Black. « C’est pourquoi nous avons choisi de situer notre récit après l’attaque de Godzilla en 2014, le “G-Day”. Il y avait là une excellente période à explorer, entre le premier film GODZILLA et GODZILLA II : ROI DES MONSTRES. On pouvait montrer comment le monde avait changé, comment Monarch avait évolué.
Un univers dans lequel le monde doit se rendre compte que les monstres existent et qu’il faut faire avec. Un monde où les Kaijus sont vus à hauteur d’homme, avec un regard humain. Dans les rues, il y a des panneaux d’évacuation en cas d’attaque de Kaijus, des sirènes d’alerte aux monstres résonnent, des applications spécifiques indiquent le risque de Kaijus…
Une nouveauté à laquelle tenaient absolument les créateurs de la série. « La plupart du temps », ajoute Matt Fraction, « ces histoires sont racontées du point de vue de Monarch, des gens qui travaillent déjà à l’intérieur. Nous voulions renverser la perspective : parler de ceux qui vivent tout cela depuis l’extérieur. »
Mettre le film de Kaiju à hauteur humaine, idée louable, rendue surtout possible par le format série. Soyons honnêtes, quand on va voir un film de monstres, ce que l’on veut surtout voir, ce sont les monstres. Et vite, on n’est dans la salle que pour deux heures. Avec une série, tout change. Dans le monde de Monarch, six personnages centraux évoluent sur deux époques différentes, tous plus ou moins liés directement à la conspiration Monarch.
Six personnages qui devront bien entendu faire face à nos monstres préférés. Même si elle est centrée sur son récit et ses personnages, la série n’est pas du tout avare en monstres et en spectaculaires séquences de destruction.

Godzilla bientôt à Paris ?
Une destruction mondiale, puisque MONARCH est une série de destruction massive et internationale. On se balade d’Afrique du Nord au Japon en passant par les Philippines ou l’Alaska. « Il n’était pas question d’envisager la série autrement que globale », répond Chris quand on lui parle de l’aspect voyageur de son Monarch. « La série est internationale, l’univers de Godzilla aussi. Son origine est japonaise, et nous voulions évidemment honorer cela, mais au fur et à mesure de l’aventure, notre souhait est que l’histoire emmène les personnages partout dans le monde. »
Partout, mais pas encore en France… Dans cette première saison, les Kaijus ne passent pas chez nous, mais ce n’est probablement que partie remise selon Matt Fraction. « Dans la salle des scénaristes, on a une liste de lieux idéaux qu’on adorerait détruire. Et Paris en faisait partie. La tour Eiffel a eu la belle vie trop longtemps ! »
En attendant de voir Godzilla dans le métro, MONARCH: LEGACY OF MONSTERS, c’est tous les lundis soirs sur Canal+.
