Le Sens des Choses : quand la foi rencontre l'humanité
Adaptée du livre « Vivre avec nos morts » de Delphine Horvilleur, cette série sensible et drôle nous plonge dans le quotidien d'une jeune rabbine à Strasbourg. Portée par Elsa Guedj, Le Sens des Choses arrive sur CANAL+ le 28 mars.
Une comédie dramatique spirituelle et universelle
Créée par Noé Debré et Benjamin Charbit (Parlement, Zorro), cette comédie dramatique en huit épisodes de 30 minutes suit les premiers pas de Léa Schmoll dans sa fonction de rabbine. Entre célébrations de bar-mitsvah, circoncisions et mariages, la jeune femme navigue dans ce nouveau rôle spirituel tout en affrontant ses propres doutes. Loin d'être dogmatique, la série aborde avec finesse les grandes questions existentielles – naissance, amour, mort – en alternant moments de gravité et scènes burlesques. Réalisée par Keren Ben Rafael, Le Sens des Choses réussit le mélange délicat entre humour et profondeur philosophique.

Une révélation nommée Elsa Guedj
Déjà remarquée dans Drôle sur Netflix, Elsa Guedj livre ici une performance éblouissante. La comédienne, issue du théâtre contemporain, incarne avec justesse cette rabbine qui oscille entre assurance professionnelle et questionnements personnels. Au micro de France Inter, elle déclare que "ce qui était intéressant, c’est que ce ne soit pas un personnage spirituel désincarné, mais plutôt une jeune femme d'aujourd'hui.” Autour d'elle gravite un casting impeccable : Éric Elmosnino en père psychanalyste athée et grognon, Manu Payet en entrepreneur séfarade exubérant, ou encore Noémie Lvovsky qui ajoute elle aussi sa touche d’humour à l’ensemble. Leurs échanges, portés par des dialogues vifs et intelligents, constituent la véritable richesse de cette galerie de personnages.

Entre tradition et modernité, une quête de sens
Si la série s'inspire du parcours et des écrits de la rabbine Delphine Horvilleur, elle trace surtout son propre chemin narratif. À travers le quotidien de Léa, Le Sens des Choses explore la place de la spiritualité dans notre société contemporaine et la recherche de repères. La relation complexe entre Léa et son père symbolise cette tension entre tradition et modernité. Qu'il s'agisse d'un adolescent déprimé par la crise écologique ou d'une famille endeuillée, chaque épisode offre une réflexion sur ce qui a du sens (ou non) aujourd'hui. Et si la série plonge dans les traditions juives avec précision, son propos reste résolument universel : vivre ensemble est certes compliqué, mais pas moins merveilleux.
Le Sens des Choses (MAX) disponible à partir du 28 mars.



