Aller au contenu principalAller à la recherche

ONE OF THE BOYS : la série queer qui bouscule notre rapport à la virilité

Pour célébrer le mois des fiertés, CANAL+ met à l’honneur une mini-série danoise dans laquelle deux adolescents, forcés de prendre part à camp de vacances masculiniste, se découvrent attirés l’un par l’autre.

Une mini-série inventive

Lancée en 2019, la mini-série ONE OF THE BOYS se déroule dans un petit village danois où la tradition veut que, juste avant leur entrée au lycée, les jeunes garçons locaux participent à des vacances très particulières, où ils doivent prouver qu’ils sont des hommes via des épreuves physiques. Lau, un adolescent sensible et renfermé, redoute ce rite de passage, jusqu’à sa rencontre avec Aksel, un jeune garçon pour qui il éprouve rapidement de l’attirance.

Découpée en quatre épisodes de quinze minutes, ONE OF THE BOYS offre une plongée directe dans ce camp de vacances viriliste, qui n’est pas sans faire écho aux thérapies de conversion, encore en vigueur dans bon nombre de pays. Via ce condensé de masculinité, elle nous invite à réfléchir aux questions épineuses d’identité de genre et d’orientation sexuelle.

Un vrai garçon... qui aime les garçons

En entremêlant la question de la virilité à celle de l’orientation sexuelle, ONE OF THE BOYS s’attaque au préjugé encore tenace selon lequel l'homosexualité est synonyme masculinité diminuée, et détricote ce qui se joue dans la violence sociale exercée contre les jeunes hommes LGBTQ+. 

Dans la lignée d’autres séries comme HEARTSTOPPER ou SEX EDUCATION, le réalisateur Tey Schucany interroge avec poésie et sensibilité l’âge délicat de l’adolescence, les premières amours et le poids du regard des autres. C’est aussi l’occasion de revenir sur les méfaits et les dangers de l’hyper-masculinité, une idéologie à laquelle les jeunes garçons d’aujourd’hui sont de plus en plus sensibles. À partager sans modération, donc !

ONE OF THE BOYS, une série disponible sur CANAL+.