LA DERNIERE CHOSE QU'Il M'A DITE, saison 2 : Jennifer Garner livre-t-elle son meilleur rôle ?
Dans la saison 2 de LA DERNIERE CHOSE QU’IL M’A DITE sur Apple TV, Jennifer Garner et Nikolaj Coster-Waldau s’envolent pour l’Europe et doivent s’unir pour faire face à leurs puissants ennemis.
Sauver son mari tout en préservant sa famille
Les fans de la saison 1 et du best-seller de Laura Dave le savent : rien n’est laissé au hasard dans LA DERNIERE CHOSE QU’IL M’A DITE. Dès le premier épisode de la série, Owen, incarné par Nikolaj Coster-Waldau de GAME OF THRONES, est contraint de disparaître pour échapper à une conspiration et à des tueurs lancés à ses trousses. Très vite, la narration bascule : Owen devient une présence fantôme, tandis que la série se recentre sur Hannah (Jennifer Garner) et sa belle-fille Bailey (Angourie Rice), désormais au cœur de l’enquête. Ce sont elles qui portent le récit, cherchent la vérité et tentent de comprendre ce que fuyait Owen pour le retrouver vivant.
La saison 2, diffusée sur Apple TV+ à partir du 20 février, reprend ces bases cinq ans plus tard. Owen met fin — provisoirement — à sa cavale, mais le danger, lui, n’a pas disparu. Les ennemis du passé refont surface, les menaces s’intensifient, et c’est à Hannah et Bailey qu’il revient de reconstruire leur famille tout en la protégeant. Si tous les codes du thriller sont présents — course contre la montre, complots, poursuites, armes, FBI, puissances économiques, réseaux criminels — la série renverse la hiérarchie habituelle : le cœur du récit reste féminin, émotionnel et familial. Même lorsque Nikolaj Coster-Waldau retrouve une place plus visible à l’écran, la narration et le pouvoir dramatique demeurent entre les mains de Jennifer Garner.

Le meilleur rôle de Jennifer Garner ?
Pour l’actrice américaine dont le rôle dans la série ALIAS continue de coller à la peau, LA DERNIERE CHOSE QU’IL M’A DITE est l’occasion d’une renaissance. Elle fait la démonstration qu’elle est toujours capable de jouer les scènes d’action et qu’elle excelle dans le rôle d’une mère de famille sous pression devant gérer une belle-fille récalcitrante. Surtout, l’actrice qui a connu une carrière plus difficile au cinéma incarne parfaitement la lutte entre David et Goliath, avec d’un côté une famille américaine (presque) normale et (presque) sans reproches face à un géant de l’industrie lié au grand banditisme.
Parmi les évolutions majeures de cette saison 2, l’ouverture géographique marque un tournant. L’intrigue quitte les États-Unis pour s’étendre à l’Europe, notamment à Paris et à Rome, ce qui permet à la série de prendre une nouvelle dimension. Si la série n’est pas à proprement parler politique, elle raconte en creux comment les géants de la Silicon Valley s’affranchissent des lois et le sort qui est réservé aux lanceurs d’alerte. Une raison de plus pour qu’elle entre dans le cercle très fermé des séries thrillers addictives avec DARK WINDS, MAYOR OF KINGSTOWN ou SUGAR.
