HEATED RIVALRY : comment les scènes de sexe ont-elles été tournées ?
Après avoir fait sensation outre-Atlantique, la série HEATED RIVALRY arrive enfin en France ! Le premier épisode est d’ores et déjà disponible sur HBO Max (avec CANAL+), et si vous le lancez, vous vous poserez sûrement la question du tournage des scènes érotiques. Comment s’est-il déroulé ? On vous explique.
HEATED RIVALRY : une romance queer sur fond de hockey professionnel
Ça y est ! Après des semaines d’attente, la série très attendue HEATED RIVALRY est ENFIN disponible en France, sur HBO Max (avec CANAL+).
L’intrigue reprend le livre de Rachel Reid, deuxième volume de son cycle Game Changers, qui raconte la passion cachée entre Shane Hollander et Ilya Rozanov, deux superstars du hockey et rivaux sur la glace. Au casting, on découvre l’acteur canadien Hudson Williams qui campe Shane Hollander, et Connor Storrie dans le rôle d’Ilya Rozanov.
La première saison, diffusée à la fin novembre 2025 outre-Atlantique, a rencontré un succès immédiat auprès des spectateurs des chaînes Crave au Canada et HBO Max aux États‑Unis, et le show est rapidement devenu un véritable phénomène de société. Les épisodes suivent l’évolution des deux hockeyeurs sur plusieurs années : d’abord ennemis médiatisés, ils cèdent rapidement à l’attirance physique, et enchaînent les escapades secrètes avant de laisser naître des sentiments plus profonds.
L’originalité de la série tient à sa représentation explicite du sexe et de l’intimité masculine. Là où de nombreuses romances restent suggérées, HEATED RIVALRY ose filmer des scènes de sexe longues, et réalistes. Au‑delà des scènes d’amour, la série parle de coming‑out forcé, d’homophobie dans le sport de haut niveau, de la pression des sponsors et de la gestion de carrière pour des athlètes LGBTQ+.

Comment ont été tournées les scènes de sexe dans HEATED RIVALRY ?
Les scènes de sexe sont omniprésentes dans HEATED RIVALRY, et il était hors de question pour les producteurs de la série de ne pas faire appel à une coordinatrice d’intimité pour les tourner. La production a ainsi collaboré avec Chala Hunter, qui a notamment travaillé sur LA CHRONIQUE DES BRIDGERTON.
Dans une interview accordée au magazine Elle US, Chala Hunter explique qu’elle voulait « créer un langage cinématographique pour le sexe gay » et que chaque scène a été chorégraphiée avec l’accord des acteurs, qui portaient des cache-sexe pour ces scènes. Avant chaque tournage, elle discutait avec les réalisateurs, détaillait les enjeux émotionnels et décidait avec les interprètes des gestes précis. Rien n’était improvisé : le plan de tournage était transmis aux acteurs 48 heures avant le jour J, et la production devait recueillir leur consentement en fixant des limites claires.
Chaque scène était répétée à l’avance, et Chala Hunter demandait aux comédiens de décrire exactement ce qu’ils allaient faire pour que l’équipe technique puisse adapter les cadrages et l’éclairage. Pour éviter toute gêne, le plateau était fermé : seuls le réalisateur, Chala Hunter, les acteurs concernés et quelques techniciens étaient présents.
Des coordinateurs veillaient à la sécurité et s’assuraient que chaque geste était consenti. Dans une séquence, l’un des acteurs devait éjaculer sur le torse de son partenaire : du faux sperme a été préparé à base d’eau et de silicone et appliqué hors caméra pour un rendu plus réaliste.
Bien que certaines scènes soient très explicites, la production a mis en place des règles strictes pour préserver le confort des acteurs. En cas d’excitation involontaire, les acteurs pouvaient quitter la scène pour se rafraîchir ou se détendre avant de reprendre. L’accent était mis sur la communication, et le consentement, pour que personne ne se sente mal à l’aise ou obligé de faire quelque chose qu’il ne souhaitait pas.
Cette rigueur a porté ses fruits : les scènes d’amour de HEATED RIVALRYsont devenues un modèle de représentation queer, saluées pour leur justesse et leur sensualité.



