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Faut-il avoir vu FOR ALL MANKIND avant de regarder STAR CITY ?

STAR CITY débute à la suite de l'issue de la cinquième saison de FOR ALL MANKIND sur Apple TV, disponible également avec CANAL+. Mais les deux séries sont-elles réellement indissociables ?

STAR CITY, l'exploration soviétique

Ce 29 mai débute sur Apple TV, à retrouver également sur CANAL+, STAR CITY avec la mise en ligne des deux premiers épisodes sur les huit qui composeront la saison. Et la date de lancement n'a rien d'un hasard puisqu'elle débute en même temps que se clôt la cinquième et avant-dernière saison de FOR ALL MANKIND sur la plateforme de streaming.

Il faut dire que STAR CITY est un spin-off de FOR ALL MANKIND, conçu par les mêmes créateurs, à savoir Ronald D. Moore, Matt Wolpert et Ben Nedivi. L'histoire est une uchronie dans laquelle ce ne sont pas les USA qui ont posé les premiers le pied sur la Lune en 1969. Non, les premiers mots sur l'astre lunaire sont russes et c'est bien le Soviétique Alexeï Leonov qui les a prononcés. Lui qui, dans notre réalité, fut le premier homme à accomplir une sortie extravéhiculaire dans le vide spatial, a grillé la priorité à Neil Armstrong et Buzz Aldrin.

Et si FOR ALL MANKIND a construit son intrigue sur la course à l'espace relancée par une Amérique piquée au vif, entraînant ainsi une série de progrès nous permettant d'aller jusqu'à coloniser Mars tout en réécrivant le contexte géopolitique (L'URSS ne s'est jamais effondré), STAR CITY prend le parti d'aller de l'autre côté du rideau de fer, voir si l'herbe y est aussi verte. Une mise en lumière du contexte soviétique, bien moins reluisant, comme pour montrer une autre forme de sacrifice de l'humanité.

Une série qui se regarde indépendamment

Les deux shows sont donc, par nature, liés. Mais ce n'est pas pour autant qu'ils sont indissociables. Le trio à la tête du projet a imaginé STAR CITY autant comme un prolongement de leur univers qu'une porte d'entrée pour le nouveau venu qui n'aurait pas le temps ou l'envie de se lancer dans les cinq saisons de la série mère avant celle-ci. C'est pour cela que le casting est entièrement nouveau et que l'ambiance se prête davantage au thriller d'espionnage, comme une manière de bien différencier les deux séries.

Le choix même de l'époque est évocateur puisqu'on retourne dans les années 70, là où FOR ALL MANKIND avait fini par rattraper notre époque avec ses ellipses temporelles entre les saisons. Une manière de « recommencer » l'histoire avec un autre point de vue. Le contexte géopolitique aidant à cette transition puisqu'il y a cinquante ans, le rideau de fer était encore particulièrement impénétrable et l'Occident a une présence tout aussi limitée dans le récit de STAR CITY que l'Orient l'avait au début de FOR ALL MANKIND.

Ce qui n'empêche pas quelques ponts entre les deux shows, notamment avec la présence d'un personnage que les amateurs de l'univers de Moore connaissent bien depuis que les relations entre les deux camps ont évolué dans la série principale. À voir si STAR CITY a vocation à perdurer et si on y retrouvera des figures américaines (ou non) connues à l'avenir avec.