EMPATHIE, c’est quoi cette nouvelle série médicale de CANAL+ ?
Un hôpital psychiatrique, des patients cintrés, des soignants eux aussi au bord de la crise de nerfs... La création de Florence Longpré capable de faire rire et pleurer ne ressemble à aucune autre série.
1) Une plongée dans un lieu hallucinant :
Quand au bout de dix minutes du premier épisode d'EMPATHIE, le bruit accompagnant l’ouverture électrique de la porte de l’aile D résonne, on quitte soudain la comédie de mœurs pour entrer dans un autre univers. Suzanne, la psychiatre de l’institut Mont-Royal doit toujours circuler accompagnée d’un agent d’intervention, certains patients crient, d’autres font des activités incompréhensibles,, certains semblent shootés aux médicaments et la nouvelle malade à intégrer est tellement violente qu’une camisole de force est à peine suffisante pour la contenir...
2) Avec Suzanne et Mortimer, la découverte d’un duo hyper attachant :
A priori, rien ne les lie. Elle est une psy borderline qui force sur la bouteille pour oublier de douloureux épisodes de sa vie et lui, un infirmier peu loquace d’un calme olympien. Et pourtant au gré des dix épisodes, ils vont apprendre à se connaître, à s’apprécier et ils vont apprendre l’un de l’autre. Car ils partagent au moins une certitude : c’est par l’écoute qu’on soigne mieux les malades atteints de troubles psychiatriques.

3) La première série qui prend à bras le corps le sujet de la santé mentale :
De la formidable HIPPOCRATE sur CANAL + à la toujours en activité GREY’S ANATOMY, on en a vu passer des brancards avec des patients à sauver dans la minute qui suit. Ici, c’est autre chose qui se joue, il faut d’abord comprendre le trouble du patient, le faire parler, le rassurer, trouver la bonne médicamentation car il va rester des jours, des semaines, des mois et pourra peut-être réintégrer un jour la vie extérieure. Pas une urgence donc mais un sacerdoce.
4) Des punchlines hilarantes :
En créant cette série, la showrunneuse et actrice principale Florence Longpré a trouvé le bon équilibre entre des thématiques difficiles et le portrait de sympathiques losers. « J’aime bien les gens qui assument le silence » lance Mortimer pendant une pause clope. « Bah, ferme ta gueule d’abord ! », lui répond du tac au tac Suzanne.
5) Un hymne à l’écoute et à la solidarité :
Avant toute chose, EMPATHIE est une série euphorisante qui fait du bien, elle réapprend l’écoute et la douceur dans un monde brutal. Surtout, elle dédramatise les problèmes de santé mentale en démontrant qu’il faut commencer comme Suzanne et Mortirmer par en parler plutôt que de les taire ou les stigmatiser. En un mot, cette série est une leçon de vie.


