Sylvester Stallone soigne son retour dans la troisième saison de cette série tant attendue
Longtemps symbole du cinéma d’action ringard des années 80, l’acteur américain profite de sa série et d’un show de télé-réalité pour montrer qu’il peut toujours faire la loi. Vous avez dit « Expendable » ?
Pas seulement le roi de Tulsa
A 79 ans, il peut savourer son triomphe car l'acteur dont on s'est longtemps moqué pour la minceur de ses scénarios, sa diction et sa propension à faire le coup de poing n’a jamais été aussi présent à l’écran. Non seulement, il fait l’objet avec sa famille, son épouse Jennifer, ses filles Sophia, Sistine, Scarlet - une bande de bimbos blondes habitant une immense demeure avec un caniche - d’une émission de télé-réalité scrutant ses faits et gestes mais celui qui a pendant très longtemps refusé de faire de la télévision au profit du sacro-saint cinéma a fait de sa série TULSA KING un nouvel incontournable.
Pour sa troisième saison diffusée sur Paramount+, son personnage de mafieux new-yorkais éagré dans les plaines de l’Oklahoma prend encore plus d’ampleur. Désormais associé à la mafia de Kansas City, Dwight Manfredi est en mesure de conquérir tous les marchés illégaux du Midwest. A moins que son nouveau partenaire incarné par Frank Grillo ne veuille la totalité du gâteau pour lui tout seul ou que son ancienne équipe de New York veuille venger la mort d’un de leurs anciens lieutenants. Il prépare également un film sur le boxeur Jack Johnson, premier champion du monde poids-lourd noir et personnage controversé à qui la Maison blanche a accordé un pardon posthume sous sa pression. Il est également attendu cette année dans le film d’espionnage MISSION ALARUM aux cotés de Scott Eastwood, le fils de Clint.

L’ambassadeur de Donald Trump à Hollywood
Bon, tout n’est pas aussi rose qu’il n’y paraît au pays de « Sly », il a été accusé de créer une atmosphère toxique à Atlanta sur le tournage de TULSA KING notamment à cause de commentaires déplacés sur les figurants ce qui a poussé la directrice de casting de la saison 2 à démissionner. Enfin, il est également un des soutiens officiels de l’administration Trump qui a fait de lui, avec Mel Gibson et Jon Voight, un de ses ambassadeurs à Hollywood. Ce qui fait grincer des dents d’autant plus que le président américain a entamé un bras de fer avec l’industrie de la télévision et des médias dont le dernier acte l’a vu écarter de l’antenne le présentateur le plus populaire et le plus drôle, Jimmy Kimmel. Sylvester Stallone semble lui protégé de ces aléas car il fait partie des têtes de gondole du studio Paramount avec le scénariste et showrunner Taylor Sheridan, conglomérat proche du pouvoir et qui pourrait même racheter l’autre studio légendaire Warner Bros...
