Attendue depuis 6 ans, cette série va vous donner des cauchemars
Après les deux films sortis en 2017 et 2019, le réalisateur Andy Muschietti retrouve Pennywise pour la série ÇA : BIENVENUE À DERRY. Alors qu’elle débute le 27 octobre sur HBO Max avec CANAL+, on vous dit pourquoi elle va vous terrifier.
ÇA : BIENVENUE À DERRY, c'est quoi cette série horrifique ?
Les fans de Stephen King savent que Derry n’est pas une ville comme les autres. Sous ses allures tranquilles, elle abrite depuis des siècles une entité malfaisante qui se réveille tous les vingt-sept ans pour se nourrir de la peur des enfants. La série ÇA : BIENVENUE À DERRY imaginée par Andy et Barbara Muschietti et le scénariste Jason Fuchs, revient sur les origines de cette malédiction et les premières manifestations du mal.
Six ans après le dernier film, la série revient aux origines du mal, dans la petite ville de Derry, bien avant la naissance du Club des Losers. Andy Muschietti, qui réalise les deux premiers épisodes et supervise toute la série, reprend son univers là où Stephen King l’avait laissé : dans les interludes du roman, où le futur bibliothécaire Mike Hanlon enquêtait sur les anciens cycles de Pennywise. La série reprend cette idée d’une mémoire collective, d’une malédiction qui se répète, en liant les disparitions à un événement fondateur oublié par les habitants.
L’action se déroule en 1962, dans une Amérique en apparence tranquille mais dont on devine les ombres. Un petit groupe d’adolescents tente de comprendre pourquoi la ville est frappée par une série d’événements étranges, alors qu'ils sont en proie à des visions cauchemardesques. Ce qu’ils vont comprendre peu à peu, c’est que Derry toute entière repose sur un secret terrifiant.

Une série qui va plaire aux fans de Stephen King
Si Bill Skarsgård reprend bien son rôle de Pennywise, il ne surgit pas dès le premier épisode. Pourtant, la peur est déjà là : Andy Muschietti installe la tension dès les premières minutes, avec une scène d’ouverture particulièrement dérangeante qui pose les bases de ÇA : BIENVENUE À DERRY. Comme dans les films, les enfants ne sont jamais épargnés. Ici, la série assume pleinement sa dimension horrifique, pour faire VRAIMENT peur. Et c'est suffisamment rare pour être souligné.
Sans tomber dans le fan service bête et méchant, la série élargit habilement l’univers imaginé par Stephen King. Elle ne se contente pas de revisiter des éléments familiers, mais relie les différentes époques de Derry pour montrer comment la peur, le silence et la culpabilité ont façonné la ville bien avant la naissance du célèbre "Club des ratés".
On y découvre notamment Leroy et Charlotte Hanlon, les grands-parents de Mike Hanlon, figures centrales du roman et des films. Leur arrivée à Derry marque le début d’une lignée confrontée au mal à intervalles réguliers. À travers eux, la série explore la dimension cyclique de la terreur — ces 27 années qui séparent chaque retour de Pennywise — et l’impossibilité d’échapper à ce destin. On découvre aussi que le clown terrifiant est présent à Derry depuis des décennies, grâce à des flashbacks qui viennent expliquer son origine.
Mais la grande surprise vient d’un personnage inattendu : Dick Hallorann, le cuisinier de l’hôtel Overlook dans SHINING. Son don, le “shining”, lui permet de percevoir la présence du mal dans la ville. En collaborant avec la police locale, il devient le fil conducteur entre les mondes de King : celui de Derry et celui de l’Overlook. Cette connexion élargit encore un peu plus la “Kingverse”, en rappelant s'il le fallait que tous les cauchemars de l’auteur sont liés par une même logique de peur et de mémoire.
ÇA : BIENVENUE À DERRY prend soin de donner de l’épaisseur à ses personnages secondaires, qu’ils soient habitants, policiers ou simples témoins d’événements étranges. Chacun d’eux incarne une facette du déni collectif qui nourrit la bête : ceux qui refusent de voir, ceux qui oublient, et ceux qui savent mais se taisent. À travers eux, la série parle autant de l’Amérique des années 60 que de la nôtre, une société où les horreurs se répètent à force d’être ignorées.
