American Horror Story, retour dans l’antre de la folie
Pour sa 11ème saison, la série culte de Ryan Murphy prend ses quartiers à New York et explore le monde de la nuit et du SM. Autant vous dire qu’on a déjà peur !
Un classique de l’horreur haut de gamme
Rarement une série anthologique aura-t-elle duré aussi longtemps en tenant ses promesses. Et pourtant, lors de son lancement, pas grand monde n’était prêt à parier sur le succès de la série ni sur son influence. Mais en créant un nouveau genre, celui de la série d’horreur sophistiquée, American Horror Story (ou "AHS" comme elle est surnommée) s’est assurée une place de choix dans l’univers de la fiction et a déjà été prolongée jusqu’en 2024.

Une série de meurtres inexpliqués à New York
Pour cette onzième saison, American Horror Story se déplace à New York et s’installe dans le milieu de la nuit. Autrement dit, il sera à la fois question de nightclubs, de DJs et de stupéfiants mais aussi de sadomasochisme. La série reprend une forme classique avec dix épisodes qui n’est pas découpée contrairement à la précédente en deux parties distinctes. Surtout, une seule histoire sera racontée et non une collection d’épisodes sans rapport les uns avec les autres. Et parce qu’avec AHS il ne faut jamais se fier aux apparences, on sait que cette unique histoire new-yorkaise se déroulera à plusieurs époques différentes. Voici ce qui a fuité jusqu’à présent : des disparitions mystérieuses se multiplient dans les rues de New York et la liste des morts s’allonge. Pendant ce temps, un médecin fait une découverte macabre, la ville pourtant habituée à affronter la violence sous toutes ses formes va devoir s’habituer à une menace comme elle n’en a jamais connues auparavant.
Pas de doute, les créateurs Ryan Murphy et Brad Falchuck vont encore s’amuser à torturer les nerfs des spectateurs car c’est tout le sel de ce programme : jouer en permanence entre le premier degré le plus horrifique et le cynisme de celui qui aime avoir peur et qui se délecte du travail virtuose des créateurs. La saison 9, American Horror Story : 1984 conçue comme un énorme hommage au genre de films dits « slashers » - un tueur s’attaque à une bande de jeunes à la campagne – avait récemment atteint les sommets. Autre information ayant fuité : pour une fois, l’actrice Sarah Paulson sera absente du casting, ce qui rassurera certains spectateurs tant la comédienne au teint pâle et à la bouche carmin est flippante. Mais pas d'inquiétudes pour autant. Billie Lourd que vous avez peut-être déjà croisé dans la galaxie Star Wars a ressigné pour les frissons et les fans de la première heure seront contents de retrouver Zachary Quinto qui repris un rôle au casting après un break de près de dix ans.

Ryan Murphy, le roi de la rentrée
Avec les séries Dahmer (NETFLIX, disponible avec CANAL+) sur un tueur en série cannibale et The Watcher (NETFLIX) qui renouvelle le genre de la maison hantée pour les seuls mois d’octobre, le showrunner Ryan Murphy n’a jamais autant occupé l’espace. Mieux, au gré des séries concurrentes notamment celles de true crime, son influence se retrouve quasiment partout : image léchée, personnages délirants, le crime raconté comme un art sophistiqué… L’American Horror Story est devenue une référence en terme de storytelling.

American Horror Story : NYC (saison 11), à l'heure US tous les jeudis sur CANAL+.



