8 groupes à écouter dans la playlist de Vernon Subutex
L’adaptation en série de la saga littéraire de Virginie Despentes arrive prochainement sur CANAL+. L’occasion de vous présenter les musiciens fétiches de l’ex-disquaire, incontournables ou moins connus du grand public.

The Clash. C’est la base. L’un des groupes punks britanniques les plus importants et influents de toute l’histoire de la musique.

Le jour de la mort de Joe Strummer (le 22 décembre 2002), Vernon « avait écouté l’intégrale des Clash, en buvant des bières ». Qu’y avait-il d’autre à faire ?
 

The Gun Club. Ces Américains menés par Jeffrey Lee Pierce (mort à 37 ans d’une hémorragie cérébrale, en 1996, seul et fauché), ont inventé une sorte de post-punk tribal et white trash mélancolique. Leurs incantations ténébreuses auraient mérité d’être plus connues.
 

Les Dogs. Fondé en 1973 à Rouen par le charismatique Dominique Laboubée (emporté par un cancer en 2002), c’est un groupe culte. Fascinés par le Velvet ou les Stooges, ils influenceront une grande partie de la scène française des années 80. 
 

Bad Brains. Difficile de classer les Bad Brains : ces Afro-Américains rastafariens sont des pionniers du punk hardcore… qui ont un penchant pour le reggae ! Formés en 1977 à Washington, ils sont encore actifs aujourd’hui, et ont plutôt la forme. 
 

Thee Oh Sees. Vernon n’écoute pas que des groupes morts ou qui ont la carte Senior+ : il connaît le garage psychédléique des bouillonnants Californiens (photo), emmenés par John Dwyer. Le contraire aurait été étonnant.
 

DAF. Imagerie homo-érotique et electro-punk martial… Originaire de Düsseldorf, ce duo anti-capitaliste provocateur secoue l’Allemagne des années 80 avec sa « Körpermusik » (body music), ringardisant même Kraftwerk.
 

Pissed Jeans. Vernon, en bon DJ, passe du Pissed Jeans à fond en plein après-midi au bar Rosa Bonheur, même si « les clients à poussettes ne sont pas friands de grosse fuzz ».

Le dernier album de ces Américains post-hardcore a été coproduit par rien de moins que Lydia Lunch.
 

Lydia Lunch. Justement, parlons-en. L’égérie du mouvement no-wave venue des bas-fonds de New York (dont Vernon possède une photo dédicacée), à la carrière solo impressionnante, apparaît dans un documentaire de Virginie Despentes, Mutantes. Pas étonnant que Vernon l’aime bien...
 

Vernon Subutex, Création Originale, 9 épisodes de 30 minutes, prochainement sur CANAL+.