Un très long dimanche...
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Trois matchs, trois petits buts, du jeu dur et des incidents entre supporters : triste dimanche de foot en Ligue 1...

D'une manière générale, cette 14e journée de championnat ne restera pas gravée dans les mémoires comme un grand moment de football. Les matchs de dimanche n'auront fait qu'aggraver ce constat. Trois victoires 1-0, trois matchs d'une grande pauvreté technique et marqués notamment par quelques incidents. Sauf à Nantes, où Monaco a remporté une victoire somme toute assez méritée compte tenu de sa domination sur l'ensemble de la partie, même si le tir victorieux d'Obbadi est assez chanceux puisque détourné par Bedoya.

Les Monégasques ont eu plus de possession de balle et plus d'occasions que des Nantais qui ont fait ce qu'ils pouvaient. A ce propos, je trouve assez injuste de reprocher aux Canaris un manque d'ambition dans ce match. Parce que finalement, le FCN a déjà 23 points et n'a perdu que contre le PSG, Lille, Lyon et Monaco. Ca prouve simplement que Nantes n'a pas la carrure pour aller au-dessus - mais ce n'est pas ce qu'on lui demande - et surtout que les hommes de Der Zakarian prennent des points contre tous les autres.

Côté ASM, j'ai trouvé l'équipe très décevante. Que ce soit Moutinho, Falcao ou Rodriguez, ces mecs ont été recrutés à prix d'or alors que leur influence sur le jeu monégasque est bien trop limitée. Maintenant, concernant l'attaquant colombien il faut dire aussi qu'il a énormément joué, énormément voyagé, il a été sur-utilisé et connaît donc peut-être un logique petit coup de pompe. Un problème que n'a pas Cavani, que Blanc peut faire souffler quand il revient tardivement d'Amérique du Sud.

En début d'après-midi, Lille s'est imposé dans la douleur contre Toulouse avec un énième 1-0. Un but de l'excellent latéral gauche du LOSC, Pape Souaré dans un match que les Nordistes ont globalement dominé. Mais on a vu que, lorsque Lille joue son miroir, à savoir une équipe qui prend très peu de risques, ça devient compliqué. Un match également marqué par trop de vilains gestes, du tacle de Mavuba sur Ben Yedder à celui de Chantome sur Béria. Beaucoup de coups, beaucoup d'engagement physique mais trop peu de football.

Répondre à la connerie par la connerie

On dit de plus en plus que Lille ressemble à l'OM de la saison dernière. C'est sûr que pour l'instant, Enyeama - qui a prolongé son invincibilité et se rapproche du record de Gaëtan Huard -, qui a encore sorti trois arrêts décisifs, fait la différence. Mais bon, il est loin le temps où le LOSC mettait des étoiles dans les yeux lorsqu'on le regardait jouer.

Et puis à 17h, Sainté l'a emporté à Nice, là aussi dans un match d'une grande tristesse et joué sur une pelouse désolante pour un si beau stade tout neuf. Là aussi, le rugby est passé par là. Qu'on organise des matchs de rugby, c'est bien, mais alors il faut au moins qu'il y ait du boulot de fait derrière pour remettre le gazon dans un état acceptable. Le but d'Erding intervient suite à une mauvaise appréciation de Veronese, qui rate son contrôle, mais à la décharge du jeune gardien niçois, avant de lui passer sous la semelle le ballon rebondit deux fois de façon assez louche. Derrière, sans Cvitanich, les Aiglons n'ont jamais pu revenir.

Une rencontre également marquée par des incidents entre supporters. Ceux de Saint-Etienne ont arraché des sièges pour les lancer sur ceux de Nice, en représailles au callaissage de leur bus. Mouais. Répondre à la connerie par la connerie n'a jamais été la bonne option et va mener, in fine, à une décision radicale des pouvoirs publics, à savoir l'interdiction pure et simple des déplacements de supporters en France. Même pour ceux qui se comportent bien, voyagent par amour de leur club et viennent juste voir des matchs de foot.

C'est un constat édifiant. J'aime à penser qu'on peut encore prendre la défense des supporters dans leur ensemble, mais ceux qui caillassent et arrachent des sièges, désolé mais non. Ce sont juste des crétins finis qui sont en train de tuer l'ambiance autour des stades. Ils ont beau jeu de hurler à la répression. Quand on se comporte comme des animaux, ça ne peut pas finir autrement…

Pierrot