Un mug de plus pour l'OL

Posté par Pierre Ménès le 3 Février 2019

Comme l’an passé, l’OL a donc brisé l’invincibilité en championnat du PSG, dans un match de très haut niveau où les deux gardiens se sont illustrés. Un match où Lyon a prouvé, une fois de plus - et c’est à la fois un compliment et une critique - qu’il savait hausser son niveau de jeu face à des adversaires prestigieux. Du coup, quand on voit la prestation des Lyonnais hier soir, on ne peut pas s’expliquer que cette équipe soit virtuellement à 19 points du PSG au classement. Comme la saison dernière, les hommes de Génésio ont partagé les points avec Paris ce qui confirme que le problème lyonnais est ailleurs. Le jour où l’OL parviendra à gommer ce terrible point faible, il pourra, même avec un budget deux fois inférieur, contester la suprématie du PSG. 

Paris a très bien débuté la rencontre et a vite ouvert le score par Di Maria sur un bon service de Draxler qui avait chipé le ballon à Aouar plein axe. Mais derrière, Lyon a réagi et a su exploiter la grande faiblesse parisienne dans les couloirs symbolisée par Alves et Bernat pour accumuler les occasions. Areola a longtemps retardé l’échéance en sortant des arrêts exceptionnels mais, et c’est malheureusement toute l’histoire du champion du monde au PSG, il est fautif sur le centre de Dubois avec ces mauvais appuis et se fait devancer de la tête par Dembélé. 

Après le repos, Thiago Silva qui n’était pas à son niveau habituel a commis une faute très évitable sur Dembélé et provoqué un penalty transformé par Fekir. Derrière, le PSG a eu beaucoup d’occases et Lopes a comme très souvent été étincelant. Mais il n’empêche - et ce n’est pas un scoop non plus - que sans Neymar, le PSG n’est pas le même. Désormais, Tuchel doit retrouver Verratti, intégrer Paredes et à mon avis, relancer Rabiot pour avoir une équipe plus équilibrée que ce qu’elle a montré hier soir. 

Pépé, le facteur X

Dans l’après-midi, le derby du Languedoc a lui aussi tenu ses promesses sur une pelouse pourtant innommable. Les Nîmois ont ouvert la marque d’entrée grâce à une tête de Landre sur corner. Comme toujours, les Gardois ont fait preuve de beaucoup d’enthousiasme et longtemps, les Montpelliérains ne semblaient pas vraiment dans leur assiette. Mais ils ont fini par égaliser sur un joli lob de Delort. Un match nul qui peut laisser des regrets aux joueurs de Blaquart. Ce qui ne leur en laissera pas, c’est l’ambiance magnifique des Costières et, même s’il y a eu énormément de fautes, le match s’est joué dans un état d’esprit correct. Et puis félicitations aussi aux supporters montpelliérains qui n’ont finalement pas bravé l’interdiction de déplacement, car il n’y a pas eu d’incident. Un beau match, un partage des points et pas de dérapages : la vie est belle…

Elle l’est nettement moins à Marseille où, après avoir touché le fond, l’OM creuse encore. Rien ne va dans cette équipe, battue à Reims vendredi. Garcia continue de bricoler mais à mon sens, il ne fait pas l’essentiel : replacer Gustavo là où il doit être, c’est-à-dire au milieu. Pourquoi ne fait-il pas jouer derrière Caleta-Car, acheté 20 millions rappelons-le ? Balotelli lui, était dans une forme niçoise mais bon, avec les ballons que lui ont donné Radonjic et Ocampos, c’était compliqué. En face, Mendy a comme toujours fait de très bons arrêts, Reims a comme toujours défendu avec beaucoup d’intelligence. Pour l’OM, le match de mardi soir à huis clos face à Bordeaux ressemble fort à une dernière chance.

À part ça, Monaco a remporté samedi son premier match de la saison à Louis II. Dans la douleur, parce que Toulouse s’est procuré pas mal d’occases sur la fin, mais Fabregas a donné une victoire méritée au club de la Principauté, qui n’est déjà plus relégable mais barragiste et qui, avec deux ou trois victoire de plus, sera sorti d’affaire. Maintenant, avec toutes les arrivées et les joueurs prêtés, il va falloir voir comment cette équipe va se reconstruire l’année prochaine, parce que pour l’instant c’est quand même joyeusement n’importe quoi.

Enfin vendredi soir, Lille avait explosé Nice avec beaucoup de talent. On ne le dit pas assez, le LOSC possède une très grosse qualité de sortie de balle. Pourtant, quand tu as Ikoné, Bamba et Pépé qui vont aussi vite, la tentation doit être forte de jouer en première intention et de balancer loin devant pour les trois flèches. Mais non, ça repart au sol et derrière, le trio fait la diff’, surtout Pépé qui est évidemment le facteur X de cette équipe.

Pierrot