Un miracle et deux qualifs
Posté par Pierre Ménès le 30 Novembre 2017
Trois clubs engagés, deux victoires à domicile, un nul à l’extérieur, deux qualifications pour les 16e de finale acquises avant même la dernière journée et la troisième en bonne voie : une belle soirée pour le foot français

Cette 5e journée de phase de groupes a commencé à 19h avec les matchs de Nice et de Marseille. Les Aiglons ont oublié leurs soucis en championnat en disposant assez facilement d’une faible équipe de Waregem. Les hommes de Favre n’ont pas fait durer le suspense et ont fait le job dès la première mi-temps avec un doublé de Balotelli, avant de gérer leur avance après le repos. La réduction du score de Waregem à dix minutes de la fin - quel missile sur coup-franc ! - n’a pas vraiment contrarié le Gym, qui a repris de l’air grâce à un raid solitaire de Tameze conclu d’une jolie frappe décroisée en pleine lucarne. Cette victoire et la qualif qui va avec vont faire du bien au Niçois, toujours à la peine en Ligue 1 mais qui vont donc s’offrir un printemps européen.

Je ne serai pas aussi élogieux avec l’OM. Pourtant, Rudi Garcia avait aligné la grosse équipe à Konyaspor. Mais cela n’a rien changé et la prestation olympienne était même encore plus faible que celle produite à Bordeaux dimanche dernier, avec une qualité technique très aléatoire et une multitude de mauvais choix offensifs. Alors qu’il s’acheminait vers un 0-0 qui lui allait bien, l’OM s’est retrouvé mené à dix minutes de la fin, avec ce penalty pour une charge d’Amavi sur Bourabia, assorti d’une expulsion pour le défenseur marseillais.

Le fantôme de Guimaraes est alors réapparu au grand galop avec une équipe marseillaise aux abois, qui s’est jeté en attaque pour égaliser en laissant des boulevards aux Turcs, qui auraient pu enfoncer le clou plusieurs fois. Mais alors qu’on jouait la dernière minute du temps additionnel et que tout semblait fini, un miracle s’est produit sous la forme d’un improbable csc du défenseur congolais Moke, qui a dévié dans son propre but et en angle fermé un centre en retrait de Njie qui ne semblait destiné à personne.

Marseille, qui n’a besoin que d’un match nul dans quinze jours face à Salzbourg, se qualifiera certainement pour les 16e de finale. Mais après la vilaine prestation à Bordeaux, c’est le deuxième match consécutif très médiocre livré par les Phocéens. Qui se retrancheront sans doute sur les vertus mentales qui leur ont permis d’égaliser à chaque fois au bout des arrêts de jeu. Une remarque au passage, on n’a pas du tout vu Germain, qui jouait à la place Mitroglou. Garcia est donc en train de perdre deux joueurs pour le prix d’un, entre le premier qui doit se demander ce qu’il fait là et le second qui n’a pas eu de préparation et qui peine terriblement.

Lyon, finale et fausse note

Enfin le carton du soir est à mettre à l’actif de l’OL, qui a étrillé l’Apollon Limassol au Groupama Stadium. Génésio avait lui aussi décidé d’aligner la grosse équipe et c’est à souligner. Je suis le premier à critiquer les clubs français qui ne jouent pas le jeu de cette Europa League, cette fois les trois coachs ont fait des choix clairs. C’est plus facile quand on est en course pour la qualif’ à deux matchs de la fin, mais c’est déjà un gros progrès par rapport à ce qu’on a pu connaître dans un passé récent. 

Toujours est-il que Lyon a parfaitement rempli son contrat même si le résultat est assez flatteur tant les Chypriotes auraient mérité de sauver l’honneur. Mais ils ont fait preuve d’une grosse maladresse dans le dernier geste ou se sont heurtés à un excellent Lopes, avant de subir la puissance offensive des Lyonnais. Qui ont ouvert le score à la demi-heure de jeu par Diakhaby, qui a profité d’une grosse boulette du gardien de Limassol avant de doubler la mise trois minutes plus tard par l’inarrêtable Fekir, auteur d’un enchaînement parfait contrôle poitrine-demi-volée du gauche. 

Après le repos, les Lyonnais ont corsé l’addition à deux reprises - avec notamment le premier but du jeune Maolida - tout en s’attachant à préserver leur imperméabilité défensive et s’offrent donc une finale pour la première place du groupe sur le terrain de l’Atalanta Bergame dans quinze jours. Seule fausse note au coeur de cette soirée quasi-parfaite pour les Gones, la blessure de Bertrand Traoré, touché au genou et qui sera absent plusieurs semaines.

Pierrot