Trop facile pour Paris
Posté par Pierre Ménès le 11 Novembre 2018

Gros dimanche de Ligue 1 avec quatre matchs au programme. Enfin, trois parce qu'on ne peut pas donner le qualificatif de match à Bordeaux-Caen, une purge infâme. Une rencontre résumée à un duel gagné par Samba à la dernière minute face à Kamano, bien servi par De Préville. C'est la seule occasion notable de la partie, qui a été d'une faiblesse invraisemblable, techniquement et tactiquement. C'est absolument indigne du niveau de la Ligue 1. 

C'était un tout petit peu mieux à 17h00 au Stade Vélodrome où Marseille a battu Dijon. Seulement les Olympiens n'ont pas vraiment fait grosse impression. Sur le premier but, je persiste à dire que Ocampos reprend victorieusement la tête de Rami alors que le ballon a déjà franchi la ligne. J'espère que la Ligue réattribuera la réalisation au défenseur qui s'est d'ailleurs offert un doublé. L'OM a dominé le match mais aurait dû prendre l'avantage bien plus tôt.

Mais pour ça, il aurait fallu un avant-centre digne de ce nom. Ce n'est clairement pas le cas de Mitroglou qui a raté deux occasions incroyables et n'a joué que 45 minutes. On comprend pourquoi. Je veux bien entendre tout ce qu'on veut sur le Grec, qu'il marque des buts, que c'est un joueur qui a du style etc. Mais il n'est pas au niveau de l'OM, point final. 

Une histoire d'avant-centre

Dans le même temps, Rennes et Nantes ont livré un bon match. Les locaux ont très rapidement ouvert le score sur un coup franc de Grenier détourné par Johansson. Mais la joie a été de courte durée pour les Bretons, qui ont vu Sala égaliser d'une tête splendide après un très bon centre de Lima. Dans l'ensemble, le match a été assez équilibré même si les Rennais ont eu une occasion énorme de l'emporter. Tatarusanu a magnifiquement repoussé le penalty de Grenier consécutif à une faute de Diego Carlos sur l'intenable Sarr. 

Mais on parlait d'un problème d'avant-centre à l'OM, il existe aussi à Rennes. Lamouchi a encore débuté avec Hunou en pointe, ce qui n'est pas une configuration idéale. Ben Arfa était sur le banc, Niang et Siebatcheu n'étaient pas là... C'est dommage parce que le jeu pratiqué est plutôt cohérent, tout comme le groupe dans son ensemble. Mais le problème d'efficacité pèse trop lourd. Pendant ce temps-là, Nantes poursuit sa bonne série. 

Cavani enfonce le clou

Enfin, vous le savez, Canal choisit la meilleure affiche pour terminer la journée en beauté. Evidemment, au début de la saison, Monaco-PSG faisait partie de ces gros matchs. Personne ne pouvait prévoir la descente aux enfers du club de la Principauté. Personne ne pouvait prévoir que les Monégasques accueilleraient le PSG avec quinze blessés et que deux joueurs supplémentaires allaient rejoindre l'infirmerie pendant la rencontre (Chadli s'est blessé au niveau des côtes et Mboula s'est claqué). 

Alors après, j'ai bien entendu autour de moi sur le plateau du CFC, le problème d'engagement des joueurs de Thierry Henry. Il y a un souci mais Paris marque deux buts très rapidement et on voit bien derrière que les Parisiens n'ont pas besoin de forcer pour l'emporter. En cas de danger, ils auraient gentiment augmenter leur niveau de jeu. On ne peut pas demander à des gamins de 17-18 ans de ne pas être impressionnés ou de ne pas être découragés. C'est forcément regrettable de ne pas se battre plus, je comprends ce reproche. Mais il faut aussi accepter que cette équipe est psychologiquement atteinte. Elle est au fond du trou. 

Concernant le match en lui-même, il a été marqué par le retour dans le onze de départ de Cavani. L'Uruguayen a fêté ça par un triplé, dont deux buts offerts par l'excellent Diaby. Dès qu'il a du temps de jeu, ce jeune fait des merveilles avec le PSG. C'est un pur fruit de la formation parisienne qui fait des étincelles. C'est bien de le noter aussi. 

Pierrot