Triomphes Olympiques
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Hier l'OM et l'OL ont battu Lille et Bordeaux, reléguant ainsi le PSG à la troisième place du championnat. Un classement mérité au vu de la première moitié de saison des deux Olympiques.

Après le match nul du PSG samedi après-midi, on se doutait bien que les Marseillais ne laisseraient pas passer l'occasion d'être champions d'automne. Mission accomplie avec la fougue et l'allant habituels, mais avec peut-être un peu moins de justesse technique que d'ordinaire. La faute certainement à l'absence de Dimitri Payet, mis à l'écart pour des raisons assez nébuleuses par Marcelo Bielsa. Mais même sans son maître à jouer, Marseille avait trop d'arguments à faire valoir face à une équipe lilloise d'une grande tristesse.

Nolan Roux a d'ailleurs facilité les affaires phocéennes en inscrivant un but contre son camp sur corner. Les Lillois, comme face à Metz, ont su égaliser sur un tir détourné mais l'OM n'a jamais vraiment eu à s'inquiéter. Sur une belle action de Thauvin, le très prometteur et très intéressant Batshuayi a marqué le but de la victoire. Si l'enchaînement autour de Basa et la frappe sous la barre sont parfaits, on ne peut pas dire que les Nordistes soient aussi intransigeants défensivement que l'année dernière. 

On a également assisté à la belle victoire de Saint-Etienne. Emmenés par un Hamouma des grands jours, les Verts ont facilement disposé d'Evian. S'il est souvent blessé ou laissé de côté par Christophe Galtier qui préfère d'autres formules, Hamouma reste l'atout offensif numéro un de l'ASSE. Deux passes décisives et un but exceptionnel dans la lunette, c'était largement suffisant pour battre Evian. Saint-Etienne termine donc la première partie de saison par un net succès et un très bon bilan comptable.

 

Lyon peut viser encore plus haut

Mais ce dimanche prolifique n'était pas terminé. On savait que LE match de cette journée aurait lieu à Bordeaux. Les Girondins, hors sujet, hors du coup, hors tout, ont été écrasés par l'Olympique Lyonnais. Je ne sais pas si Willy Sagnol voulait s'inspirer de la victoire stéphanoise contre Lyon en alignant une défense à cinq, mais rien n'a fonctionné. Après vingt premières minutes où il a fallu régler le problème Touré sur le côté gauche de l'attaque girondine, Lyon a commencé à faire la différence, à la fois par la qualité de ses transmissions et par sa justesse face au but.

Hubert Fournier a encore pu compter sur des armes offensives très affutées. Lacazette a marqué ses 16e et 17e buts, Fekir a délivré une passe décisive en plus de tromper Carrasso et enfin, Tolisso et Ferri ont tous deux été récompensés de leur très bon match au milieu en marquant. Alors après, c'est vrai que deux faits de jeu ont transformé l'incontestable victoire lyonnaise en énorme triomphe : la très mauvaise relance de Sané sur le but de Tolisso et l'expulsion tout à fait justifiée de Pallois après sa faute sur N'Jie. Une expulsion qui aurait en plus dû valoir un penalty aux Lyonnais. À 10 contre 11, c'était trop compliqué pour les Girondins de résister.

Avec ce succès, Lyon passe donc devant le PSG juste avant la trêve. Finalement, à la fin de ces matchs allers, il y a quelque chose de très logique à voir les Marseillais et les Lyonnais devant les Parisiens. Simplement parce qu'ils ont pratiqué un meilleur football, parce qu'ils ont marqué plus de buts et qu'ils n'ont tous les deux perdu que quatre fois tout en concédant très peu de matchs nuls. Ça promet une deuxième partie de saison passionnante, d'autant que les Verts ne sont pas distancés non plus.

Il est évident que ce soir, les Lyonnais ont peut-être pris conscience qu'ils pouvaient espérer bien mieux qu'une troisième place dans ce championnat.

Pierrot