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Tellement prévisible...
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
On espérait, sans trop y croire. Finalement, le LOSC s'est incliné sur sa pelouse face à Porto et devra réaliser l'exploit au retour pour se qualifier. C'est pas gagné...

J’aimerais bien changer de disque, ne pas donner l’impression de m’acharner. Mais voilà, quoi : le LOSC a conquis la 3e place du championnat la saison passée avec un jeu essentiellement défensif et attaque celle-ci en étant la caricature de lui-même. Un 0-0 face à Metz, une victoire 1-0 à Caen sur un péno cadeau… Sauf que face à une équipe du niveau technique de Porto, même en période de rodage et avec un effectif grandement renouvelé comme d’habitude, ça ne suffit pas. 

Navré d’employé une expression d’une confondante banalité, mais pour gagner un match, il faut au moins essayer de le faire. Avec Origi, Kalou et Corchia comme seuls arguments offensifs face à une équipe rompue aux joutes européennes, ça ne pouvait pas le faire. On a attendu 35 minutes pour voir une frappe de Corchia à côté, et 10 de plus pour que le même Corchia envoie le ballon au-dessus de la barre.

Le premier quart d’heure de la seconde mi-temps a été fatal aux Nordistes. Porto a ouvert le score sur un très joli but signé Herrera - le meilleur joueur sur le terrain - malgré une première parade magnifique d’Enyeama sur la tête de Martinez. Girard a ensuite essayé de donner un aspect plus offensif à son équipe, mais c’était trop tard. Ce Rony Lopes, prêté par Manchester City, semble très prometteur, mais pourquoi attendre une heure avant de le lancer dans un match à élimination directe ? 

Et pourquoi attaquer ce match avec trois milieux défensifs, en créant du coup un trou béant entre l’entrejeu et le triangle offensif ? Evidemment, contre 60 % des équipes de Ligue 1, ça suffit. Et d’ailleurs, je prends le pari que Lille finira à un classement intéressant en fin de saison. Mais au niveau européen, ça fait juste peine à voir. Il faudra plus qu’un exploit au retour à Porto pour inverser la tendance.

Une fois de plus, le foot français se retrouve, dès la fin de l’été, confronté à ses limites, à sa pauvreté offensive et à son manque d’ambition globale dans le jeu. Encore une fois, j’insiste : quitte à donner l’impression de m’acharner sur des équipes qui refusent de jouer - ou au contraire me réjouir de voir des équipes comme Bordeaux changer de style - je le dis et le redirai toujours : quand on n’a pas de star pour faire la différence, ce qui permet de marquer des buts, c’est l’état d’esprit collectif. Lille en a singulièrement manqué hier soir.

Pierrot