Suisse-France : les notes des Bleus
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Cinq joueurs notés (8), quatre qui récoltent un (7) : après la démonstration offensive des Bleus hier soir à Salvador de Bahia, en toute logique mes notes sont historiquement hautes. Jugez plutôt.

LLORIS (6) : Malheureusement pour lui, il encaisse deux buts sur lesquels il ne peut pas faire grand chose, entre le coup-franc de Dzemaïli qui transperce le mur et la volée « coup de fusil » de Xhaka quasiment à bout portant. A 2-0, il réalise un très beau double arrêt mais quelque part, c’est peut-être le Bleu le plus frustré de la soirée.

DEBUCHY (6) : Un peu le même match que contre le Honduras. Un excellent début où il a grandement contribué avec Sissoko à l’asphyxie du flanc droit de la défense suisse. Mais il a baissé de pied après le repos et il est directement responsable sur le second but helvétique, puisqu’il ne s’aligne pas et couvre Xhaka.

VARANE (7) : Un match pas bien compliqué pour le Madrilène. Mais bon, sa passe pour Giroud qui mène au but de Valbuena, combien de défenseurs centraux dans le monde sont capables de la sortir, avec une telle classe, une telle désinvolture ? La bonne nouvelle, c’est que physiquement il est frais. Il sera un défenseur de classe mondiale et peut-être beaucoup plus vite qu’on ne le croit. 

SAKHO (7) : On retiendra qu’au moment où il sort, la France n’avait pas encaissé de but et qu’elle en a ensuite pris deux sans lui. Il a attaqué la seconde période par un tacle retentissant, à son image. A priori, sa blessure n’est pas trop grave, il va gentiment se reposer pendant une semaine et sera là pour le huitième. En tout cas, pour ceux qui s’inquiétaient de sa présumée fébrilité, il a répondu. 

EVRA (7) : Cela faisait longtemps que je ne l’avais pas vu aussi affûté sur le plan physique. Il a fait preuve de beaucoup de tranchant dans ses interceptions et ses remontées de balle. Le seul reproche qu’on puisse lui faire, c’est qu’il aurait dû marquer s’il avait frappé du droit au lieu de chercher un improbable extérieur pied gauche. 

CABAYE (7) : Par rapport au Cabaye du PSG, il est méconnaissable. Il est d’une agressivité incroyable, à tel point qu’on peut se demander s’il n’a pas cherché délibérément à prendre un carton qu’il purgera lors du troisième match. Volontaire et juste dans l’utilisation du ballon. Il ne s’est pas encore imposé à Paris mais est indéboulonnable chez les Bleus. C’est comme ça.

SISSOKO (8) : Pour certains, c’était l’incongruité de la liste de Deschamps, on en venait même à se demander ce qu’il pouvait apporter à cette équipe. On l’a vu hier soir. C’est un spécialiste du couloir droit, aussi bien au milieu que dans un rôle plus offensif. Il a  été énorme à la récup’ et dans la remontée de la balle et il marque en plus son premier but avec l’EdF. Un arme de plus sur laquelle on ne comptait pas forcément au départ.

MATUIDI (8) : Ca fait deux ans que je dis ça mais ce n’est pas grave, je vais le redire quand même : rien qu’à le regarder jouer, ce mec est épuisant. Son activité côté gauche a été dantesque et il ne s’est jamais relâché. Un élément de base qui, en bonus, a claqué son quatrième pion sous le maillot bleu. 

VALBUENA (8) : Un corner décisif, un but. Alors dernièrement il était l’option numéro 1 à la création, mais avec un Benzema qui décroche et rayonne jusqu’au milieu, il est moins systématiquement recherché. Ca ne l’a pas empêché d’être décisif, et c’est ce qu’on demande en premier lieu aux joueurs offensifs.

BENZEMA (8) : En clair, on peut lui faire deux reproches dans ce match : avoir raté le péno et avoir levé le pied sur le coup-franc de Dzemaïli. Mais voilà : un très joli but d’avant-centre, deux passes dé. Plus besoin de se demander s’il y a un homme providentiel chez les Bleus : il est impliqué sur 6 des 8 buts français. On l’attendait depuis tellement longtemps ce Benzema-là, qu’on peut aujourd’hui savourer son évolution.

GIROUD (8) : Son cas a été magnifiquement géré par Deschamps mais lui aussi a su répondre sur le terrain. Il a commencé par exploser le visage du pauvre Von Bergen, remplacé par un Senderos qui n’a pas été un atout pour la Suisse par la suite. Derrière, son but de la tête sur le corner de Valbuena est exceptionnel et sa passe dé en retour pour le petit meneur de jeu est lumineuse. La déception et la bouderie sont loin…

Chez les remplaçants, Pogba - dont la non-titularisation était une surprise - est rentré avec beaucoup de justesse technique, à l’image de sa passe exter’ pied droit vers Benzema pour le cinquième but : un bijou. Une bonne rentrée, très positive. 

On se retrouve demain après-midi pour l’analyse en vidéo sur le blog, et mes réponses à vos questions sur Onze Mondial. A ce propos, je compte sur vous pour me poser des questions (#pierrotbrasilblog) un peu plus musclées. Je vous trouve un peu mous jusqu’ici. Allez-y les gars, ne faites pas vos timides !

 

 

Pierrot