Suarez, ce héros
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
L'attaquant de Liverpool a battu l'Angleterre presque à lui tout seul. Mais avant ça, la Colombie de James Rodriguez avait battu la Côte d'Ivoire de Serge Aurier.

Objectivement, ce n’est pas simple pour une sélection européenne de gagner un match dans cette Coupe du Monde. On en a encore eu la preuve hier avec deux matchs très intéressants à suivre, ce qui confirme une fois encore la qualité et le souci général de jouer offensif dans cette compète. Si seulement la Ligue 1 pouvait s’en inspirer… 

Dans l’après-midi, la Colombie a difficilement battu la Côte d’Ivoire, qui a fait preuve de trop d’imprécisions en défense, au milieu et surtout en attaque où seul Gervinho, auteur d’un but stratosphérique, a évolué à son meilleur niveau. Les hommes de Lamouchi ne sont pas passés si loin que ça, mais ils se sont inclinés sur un joli coup de tête de James. Cette défaite n’est pas dramatique pour eux, mais il faudra être plus rigoureux face à la Grèce.

En soirée, l’Uruguay - enfin, l’Uruguay, plutôt Luis Suarez et la défense de la Céleste - a quasiment éliminé l’Angleterre. Suarez, c’est une histoire extraordinaire. Un joueur fantastique, un mec horripilant. Son casier footballistique est long comme mon bras, mais quelle rage de vaincre ! Et dire qu’il y a encore quelques jours, il marchait avec des béquilles après son opération du ménisque. 

Son doublé est d’autant plus phénoménal qu’il a eu extrêmement peu de munitions. Mais un coup de tête chirurgical sur un centre de Cavani et une frappe puissante sous la barre ont suffi à donner la victoire au double Champion du Monde. La prise de balle, l’équilibre au moment de la frappe, tout est marqué du sceau d’un top player de classe mondiale. Si un joueur risque d’affoler le mercato - ça m’étonnerait que Liverpool le laisse partir facilement mais sait-on jamais -, c’est bien lui.

On se régale…

Un autre joueur aurait pu devenir le héros de ce match. Mais Wayne Rooney a été tour à tour malheureux sur ce coup-franc qui rase la lucarne, malchanceux avec cette tête qui termine sur l’arête et maladroit sur un tir trop bien centré aux six mètres, avant de finir par égaliser et marquer ainsi son premier but en Coupe du Monde. Mais ça n’a pas suffi. 

L’Angleterre manque trop de liant au milieu, à l’image d’un Steven Gerrard bien loin de son meilleur niveau. Le capitaine des Three Lions a joué trop bas, créant un trou béant entre le milieu et l’attaque. Ce no man’s land n’étant occupé que par Rooney lorsqu’il redescendait. C’était trop facile à lire pour une défense du niveau de celle de l’Uruguay, qui avait retrouvé son mordant après sa claque face au Costa Rica.

La situation est quasi désespérée pour l’Angleterre. Mais encore une fois, d’un point de vue général, l’impression reste la même que ces derniers jours : on se régale…

 

 

Pierrot