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Scènes de chasse pour un nul
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Penalty, poteau, expulsion, incidents, interruption de match, égalisation à 10 contre 11, discours ubuesques des deux présidents... Cette nouvelle levée de l'Olympico ne nous aura pas épargné grand chose.

Malheureusement, je vais être obligé de passer un peu rapidement sur la belle victoire de Lorient à Monaco - qui a donc refait le coup à Jardim -, le succès des Verts face à une équipe de Nantes assez inquiétante avec un nouveau but du dénommé Beric qui est en train de donner une autre dimension à l’attaque de Sainté et sur l’agréable nul entre Bordeaux et Toulouse pendant lequel les joueurs d’Arribagé n’ont pas réussi à bonifier avec leurs nombreuses occasions le joli but de Regattin, pour en venir au sommet de la journée, qui a été à la fois grandiose et dramatique.

Grandiose parce qu’après l’interruption, on a eu droit à une demi-heure de foot haletante, avec des occasions de part et d’autre et beaucoup d’intensité. Et dramatique car avant cela, on a assisté à des choses assez lamentables, sur le terrain mais surtout dans les tribunes. Et malheureusement, ce comportement a été attisé par les propos puérils des deux présidents. Voir que Valbuena ne peut pas tirer un corner alors qu’il y a huit membres de la sécurité qui le protègent et que Lopes ne peut pas faire un dégagement, ce sont des choses inadmissibles. 

Déjà revenu avec de meilleures intentions en début de seconde mi-temps, les Marseillais ont repris de plus belle après la coupure et réussi à égaliser par Rekik. En fin de match, Lyon a eu l’occasion de l’emporter mais au final, le nul est assez mérité. Comme je l’ai dit sur le plateau du CFC, s’il y a deux noms que j’ai envie de ressortir, c’est d’abord celui de Lass’ Diarra, auteur d’une partie absolument sensationnelle et qui, s’il poursuit dans cette voie, pourrait très bien être le troisième milieu de terrain des Bleus à l’Euro.

Le second, c’est celui de Valbuena, pas toujours irréprochable dans son comportement mais qui a encore démontré pourquoi, malgré sa petite taille, il réalise la carrière qu’il fait. Dans un contexte absolument épouvantable, non seulement il ne s’est pas caché, mais il a joué juste, il a joué au foot. Son enchaînement amorti de la poitrine volée en fin de match aurait mérité meilleur sort. II n’y a rien à dire, si ce n’est que Rekik aurait dû être expulsé pour sa charge de mammouth sur le lutin lyonnais près de la ligne de touche. Je pense d’ailleurs qu’Alessandrini - même si son tacle est dangereux en soi - paie aussi la charge de Rekik.

En tout cas, le résultat n’arrange aucune des deux équipes, qui restent encore assez loin de la tête du championnat. 

 

Pierrot