PSG, OM : la victoire en gérant
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Avec des équipes remaniées en vue de la semaine européenne qui arrive, le champion et son dauphin se sont imposés sur le même score et ne se lâchent plus à 8 jours de leurs retrouvailles au Vélodrome.

Comme nos amis de la Ligue sont toujours des génies, ils ont eu l'idée magique de coller trois journées de championnat entre deux de Ligue des Champions, ce qui est évidemment un non-sens. Pour l'OM, qui jouait à Lorient en début d'après-midi, c'était donc le 5e match en 11 jours, et le 5e en 12 jours pour le PSG, qui accueillait Toulouse au Parc. Et comme je le dis souvent : quels que soient leur niveau, leur statut, leur palmarès ou leur salaire, les joueurs ne sont pas des robots.

Forcément, il y a de la fatigue ou du turn over. Voire les deux. Chacun dans leur style, Marseille et Paris ont donc peiné. Mais ont tous deux gagné 2-0. Au final, nos deux engagés en LDC s'en sortent bien, avec 7 points pris lors de ces trois journées. En début d'après-midi au Moustoir, les Phocéens ont énormément souffert pendant toute la première mi-temps face à des Lorientais toujours inspirés dans le jeu. Maintenant, être inspiré dans le jeu c'est une chose. Se procurer des occasions et les mettre au fond en est une autre.

Alors il ne faut pas oublier qu'Aliadière et Traoré, à savoir les deux principales armes offensive des Merlus, étaient absents. La qualité du jeu est toujours là, mais la dangerosité et l'efficacité devant le but elles, ont disparu. Après une première mi-temps très faible, l'OM a su attendre la baisse de régime des Bretons et prendre sa chance dès qu'elle s'est présentée, sous la forme d'un coup-franc de Valbuena.

Un joli coup-franc, si ce n'est qu'Audard met 1 minute 30 à placer son mur pour finalement prendre le but côté ouvert et quasiment à ras de terre. Dans un cas comme celui-ci, il faut obliger le tireur à passer au-dessus du mur. S'il l'envoie dans la lunette, rien à dire, bien joué. Mais le prendre côté ouvert, c'est juste interdit. L'OM a enfoncé le clou en fin de match grâce à un but d'Andre Ayew. Un but anecdotique mais qui récompense celui qui a encore été le meilleur Olympien sur le terrain.

Ennjimi superstar

A 17h, le PSG affrontait une équipe de Toulouse que je trouve en gros progrès au niveau du jeu, même si évidemment, hier, Casanova avait concocté une équipe destinée à empêcher Paris de développer son jeu de passes, avec un joueur sur Marquinhos et un autre sur Thiago Motta pour enrayer la première relance, plus un pressing très haut pour dérégler le jeu parisien à la racine.

Résultat, Paris a livré une première période plutôt quelconque, mais est parvenu à trouver l'ouverture peu avant la pause, sur un coup de pied arrêté exploité en deux temps par Marquinhos. Après le repos, avec les entrées de Cavani, Lavezzi et Matuidi, c'est devenu de plus en plus dur pour le Téfécé, même si le champion de France ne s'est pas non plus créé des masses d'occasions.

Après, il est éminemment regrettable qu'après avoir été la star de Marseille-Sainté, monsieur Ennjimi se soit encore illustré lors de PSG-Toulouse. Dans tout ce qu'il a sifflé ou ce qu'il n'a pas sifflé, il s'est planté. Il aurait dû donner un péno à Paris en première mi-temps, mais en a accordé un qui ne s'imposait pas sur le tacle parfait de Spajic sur Cavani. Et puis il a refusé un but - certes anecdotique mais un but quand même - au Téfécé pour un hors jeu loin d'être évident.

Décision à deux balles

Qu'un arbitre se rate une fois, pas de souci, ça arrive à tout le monde. Mais qu'il se plante deux fois en quatre jours, c'est trop. Finalement, les arbitres sont comme les joueurs : ils ont le droit d'être fatigués. Et comme pour les joueurs, il y a aussi la possibilité de les mettre au repos de temps en temps.

Après cette victoire qui le replace en tête du championnat - en attendant le match de Monaco ce soir -, le PSG a désormais quatre jours pour préparer la venue de Benfica au Parc. L'OM en aura un de moins pour récupérer avant d'aller à Dortmund, qui a gagné 5-0 ce week-end. Ce qui constitue d'ailleurs une exception, puisqu'on peut remarquer que les clubs engagés en LDC ont du mal, entre United qui s'incline à domicile et le Bayern qui gagne petitement. L'accumulation des matchs influe sur toutes les équipes, mais aussi et surtout sur la qualité du jeu produit.

Et puis le match phare de la soirée avait lieu à Gerland. Il y a encore un an, ce Lyon-Lille aurait assurément été l'affiche du dimanche soir à 21h. Aujourd'hui, c'est un affrontement de seconds couteaux. Alors soyons clairs : ce n'était pas un 0-0 tout pourri. Le match a été relativement vivant et globalement dominé par des Nordistes qui ont bien mis à contribution Lopes. Mais comme le disait Garde à l'issue du match, il y avait 9 absents dans les rangs lyonnais et le technicien rhodanien ne peut pas non plus lancer un nouveau jeune à chaque match.

Et puis Saint-Etienne a raté son "quart" d'inauguration à Geoffroy-Guichard, avec l'ouverture du magnifique nouveau kop. Car les Verts menaient 2-0 et sans un excellent Landreau, ils auraient pu mener beaucoup plus largement. Le seul souci, c'est qu'ils se sont fait rejoindre dans les arrêts de jeu, mais surtout que le but de l'égalisation bastiaise signé Modesto est entaché d'un hors-jeu d'un bon mètre, alors même que la défense stéphanoise fait clairement l'effort de s'aligner. Encore une décision arbitrale à deux balles…

Allez, à ce soir.

Pierrot