Portugal - France : les notes des Bleus
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Une défense sereine et peu mise en danger, un milieu laborieux et une attaque poussive : les satisfactions individuelles sont rares après ce match...

LLORIS (6) : Mis à part un coup-franc avec rebond de Ronaldo, le portier de Tottenham n’a quasiment rien eu à faire. Le point positif, c’est qu’il a gardé sa cage inviolée, ce qui ne lui était pas arrivé depuis un bon moment. 

SAGNA (5) : Avec Ronaldo dans sa zone, on ne va pas lui reprocher de ne pas être parti dans de grands raids offensifs. Maintenant, avec l’aide de Sissoko il aurait pu participer un poil plus au jeu parce que là, c’était vraiment le néant absolu. 

VARANE (6) : Très prudent pendant tout le match, le Madrilène a dominé l’ensemble de la partie au niveau aérien, avec beaucoup de calme. Lui qui avait eu du mal à finir la saison dernière a rattaqué celle-ci sur une note plus rassurante. 

KOSCIELNY (6,5) : Une assez bonne surprise dans la mesure où il n’est pas dans sa meilleure forme physique. Il a gagné tous ses duels et s'est montré très bon dans la relance. Rassurant.

EVRA (5) : Il a commencé son matchs avec une très jolie semelle sur son ex-coéquipier Nani. Il n’avait pourtant pas grand monde à surveiller dans son couloir, mais cela ne l’a pas empêché de rester bien sagement dans son coin. Ceci étant, bien lui en a pris parce que les rares fois où il a essayé d’apporter quelque chose sur le plan offensif, il a été inutile.

CABAYE (4) : Très timide, quasiment collé à sa défense centrale en première période, il a tenté quelques interventions mais je pense qu’il a encore besoin de jouer des matchs avec Crystal Palace pour retrouver son insouciance perdue à Paris. Remplacé par SCHNEIDERLIN (6), qui semble avoir pris une autre dimension et fait preuve de plus de personnalité depuis son arrivée à United. Plus tranchant, plus tonique, plus agressif dans ses interventions, il a fait une entrée vraiment intéressante.

SISSOKO (5) : Un bon premier quart d’heure, mais il n’a pu combiner avec personne puisque Sagna n’est jamais venu l’aider et il s’est ensuite éteint assez rapidement au fil des minutes.

MATUIDI (5) : Evidemment, pour lui la différence par rapport à d’habitude c’est qu’il n’a pas Maxwell derrière lui et pas Verratti ni Motta à côté de lui. Son engagement physique n’est pas en cause, il a beaucoup couru, mais rate une grosse occasion pied droit en première période face à Rui Patricio. On va dire qu’il a été, plus encore que les autres, victime de son « entourage ».

POGBA (4) : LA déception de ce match. Pas besoin d’être un grand génie du foot pour s’apercevoir que l’imaginer en numéro 10 est un leurre. En meneur, il faut tout de suite faire quelque chose avec le ballon. Lui est grand et longiligne et il a besoin de toucher la balle, de faire chauffer la machine avant d’être à plein rendement. Trop imprécis tout au long de la partie.

BENZEMA (4) : N’oublions pas qu’il revient de blessure et qu’il a très peu joué depuis le début de la saison. C’est vrai aussi qu’il a été peu et mal servi. Maintenant, bon, il a quand même le droit de réussir un contrôle ou une passe à 15 mètres, de mettre un peu d’enthousiasme et de tonicité dans son jeu quand il a le ballon. Il a signalé sa présence avec un coup-franc cadré deux minutes avant de sortir du terrain. 

FEKIR (non noté) : Le Lyonnais s’est blessé très vite et j’apprends à l’instant qu’il s’agit des croisés, comme on pouvait le redouter, ce qui est un terrible coup dur pour l’OL et pour les Bleus. Remplacé par GRIEZMANN (6), entré à froid dans ce match mais qui, sans être omniprésent dans le jeu, a donné une balle de but à Matuidi et s’est procuré une bonne occasion en deuxième période avant de s’éteindre en fin de match. Compte tenu de l’ennui épouvantable de cette partie, c’est lui qui nous a offert les meilleurs moments de football. 

Remplaçants : Martial a joué une petite vingtaine de minutes sans parvenir à faire quelque chose de probant. Giroud a dû toucher deux fois le ballon. Et puis il y a Valbuena, qui a marqué sur coup-franc direct pour la première fois depuis 8 ans et 101 matchs en équipe de France. Surtout, on a l’impression qu’il est chez lui dans cette équipe, contrairement à Lyon, ce qui est d’ailleurs assez logique. On sent que Valbuena a ses marques et son superbe coup-franc en est la plus belle illustration. On a peu de certitudes dans cette équipe et lui en est une. C’est déjà ça. 

 

Pierrot