Paris, une éclaircie dans le brouillard

Posté par Pierre Ménès le 27 Janvier 2019

La journée a commencé vendredi par la défaite de l’OM au Vélodrome face à Lille. Alors comme depuis trois rencontres, on a vu l’OM plus mauvais que ça cette saison. Mais ça n’a pas suffi dans un match où tout était contre eux, même si les décisions prises par l’arbitre étaient bonnes. Évidemment, Mitroglou gêne Maignan sur le but de Radonjic - donc, non seulement le Grec ne marque pas mais maintenant il empêche ses coéquipiers de le faire -, évidemment il y a penalty pour la semelle de Gustavo qui méritait en plus de prendre rouge, évidemment il y a expulsion de Thauvin pour son coup de pied par derrière sur Koné. Pour être tout à fait juste, Soumaoro aurait dû lui aussi être expulsé pour sa semelle sur Mitroglou.

Mais le gros problème de ce match marqué une nouvelle fois par la classe de Pépé, c’est le comportement des supporters de l’OM, qui ont commencé par une grève des encouragements de dix minutes. On a ensuite eu droit à l’épisode du pétard balancé sur Strootman et Amavi qui a provoqué l’interruption du match pendant près de 40 minutes, puis certains membres des Winners et notamment leur président Rachid Zeroual ont voulu aller discuter avec McCourt en tribune officielle avant d’être repoussés par la sécurité et pour finir, un spectateur a pénétré sur le terrain… Franchement, je me mets à la place de certains joueurs, qui doivent désormais regretter d’être là. Je pense d’ailleurs que cela doit traverser l’esprit de Florian Thauvin, qui ne doit pas bien comprendre pourquoi il est sifflé alors qu’il donne son maximum tous les week-ends et a d’excellentes stats. 

Donc, c’est bien gentil de faire des grèves et d’insulter les joueurs, mais il faut parfois aussi se préoccuper des conséquences et comprendre une bonne fois pour toutes que les supporters ne dirigent pas les clubs. Si c’était si facile, cela se saurait. La remarque vaut pour Subasic que j’ai vu aller discuter avec un supporter particulièrement véhément de Monaco. A un moment donné, qu’est-ce que les supporters ont prouvé pour s’autoriser à s’immiscer dans le travail des pros ? Cette prise en otage des clubs et des joueurs par les supporters est absolument insupportable. Je sais que ce n’est pas très populaire de dire ça, mais je le pense tellement sincèrement…

Samedi, on a assisté à la victoire heureuse de Strasbourg face à Bordeaux dans un match cadenassé grâce à un but sublime de Lala qui permet au Racing de confirmer son magnifique début d’année 2019 et d’émarger à la cinquième place du classement. On a aussi vu les deux derniers perdre encore une fois, Guingamp à domicile face à Reims et Monaco, qui gâché trop d’occasions avant de s’incliner sur d’invraisemblables erreurs de défense, à Dijon.

Incompétence et grand n’importe quoi

Monaco où Jardim, viré il y a trois mois avec une indemnité de 8 millions revient à la place d’Henry qui a fait le recrutement lors du mercato hivernal. C’est du grand n’importe quoi. Ce club est dirigé dans la panique par des incompétents et je ne suis pas certain que la situation de l’ASM s’arrange de quelque manière que ce soit dans les semaines qui viennent. Toujours samedi, Nice a facilement battu Nîmes à l’Allianz Riviera. Le Gym est une formation paradoxale cette saison. Ce n’est pas une super équipe, elle ne joue pas très bien non plus, mais elle a quand même de très bons résultats, à mettre au crédit de Vieira qui tire vraiment la quintessence de son effectif. 

Enfin dimanche, je ne dirai rien du certainement inoubliable Toulouse-Angers qui avait lieu pendant le CFC, à part que deux penalties, un de chaque côté, ont été ratés. Dans l’après-midi, après une première mi-temps insipide, Montpellier s’est logiquement imposé face à une équipe de Caen en déliquescence absolue et qui file un bien mauvais coton. Lyon s’est difficilement imposé à Amiens sur une tête de Denayer. La prestation lyonnaise n’était pas inoubliable loin de là, mais les trois points sont là. 

En soirée, le PSG s’est imposé contre Rennes après avoir accéléré le tempo en seconde mi-temps. Le premier acte des Bretons avait pourtant été excellent. Rapidement menés au score sur une tête de Cavani à la réception d’un centre parfait de Di Maria, les hommes de Stéphan n’ont pas reculé, ont effectué un pressing haut et ont logiquement égalisé par Niang. Le même Niang aurait évidemment dû être expulsé après son attentat sur la cheville de Kehrer. Les mots me manquent quand je vois que l’arbitre est allé vérifier avec l’aide de la VAR et n’a pas voulu se déjuger, même devant l’évidence. Je pense qu’il va en entendre parler en commission d’arbitrage et va être mis au frigo pour quelques semaines. Franchement, il ne l’aura pas volé.

En seconde période, Paris a donc haussé le ton. Et malgré la possession égalitaire de la première période, le Stade Rennais a été victime du coup de barre habituel des adversaires du PSG, qui a profité des erreurs de relance bretonnes pour plier l’affaire avec trois buts inscrits en onze minutes. Cette large victoire compense un peu des nouvelles extérieures pas très rassurantes, entre le forfait quasi acquis de Neymar pour le match à Old Trafford et le transfert de Paredes qui traîne en longueur. Bref, le PSG n’est pas au bout de ses peines...

Pierrot