Paris remet les gaz
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Le PSG a donc obtenu sa première victoire à l’extérieur de la saison à Caen. Un succès qui, en termes comptables, le place à trois points du premier tout en étant invaincu. Qui a dit « crise » ?

A en croire la presse, Paris était au bord du gouffre après son match nul au Parc face à Lyon. A feu et à sang. Blanc sur la sellette. Après cette victoire à Caen, force est de constater que tous ceux qui ont parlé de crise étaient juste là pour vendre du papier. Clairement, et même si ce n’est pas encore de façon spectaculaire au niveau physique, cette équipe parisienne progresse et construit tranquillement sa pelote avant de donner sa pleine mesure dans quelques semaines.

Paris attaquait donc ce match en Normandie sans Thiago Silva, Verratti et surtout Ibrahimovic. Le Suédois est une telle star qu’il a des noms de blessure que je n’avais jamais entendus auparavant. Une talalgie. OK, très bien. En tout cas, ça n’a pas l’air trop grave puisque ça ne durera que deux jours. Et puis très tôt dans ce match, Lavezzi s’est blessé aux ischios, ce qui prouve qu’il y avait peut-être des raisons au fait qu’il n’ait pas été aligné très souvent depuis le début de la saison. 

En première période, Caen n’a pas fait deux passes, la possession de balle du PSG avoisinait les 75% et Paris a ouvert le score sur un exploit individuel de Lucas. Voilà le joueur qu’on attend depuis deux ans, le joueur qui vaut 40 M€. Le petit Brésilien a enfin fait un match de haut niveau. Ce qu’on aimerait le voir rééditer beaucoup plus souvent pour qu’il devienne ce qu’il devrait être vu son talent : un titulaire indiscutable de cette équipe.

 

La pseudo-crise déjà passée

En deuxième période, les Normands se sont décidés à jouer et se sont créés plusieurs grosses occasions. Mais en tentant de revenir au score, les hommes de Garande ont logiquement laissé plus d’espace aux Parisiens, qui auraient pu ajouter des buts, notamment par Cavani. Même dans l’axe, je trouve l’Uruguayen décevant et maladroit. Ensuite, Paris a marqué un deuxième but sur corner par Marquinhos et Bahebeck aurait dû obtenir un pénalty pour une faute de Vercoutre. 

A l’arrivée, même si certains joueurs - Motta notamment - ont baissé de niveau physiquement de façon assez spectaculaire au fil des minutes, le PSG semble doucement retrouver son rythme de croisière, avant de jouer une nouvelle fois à l’extérieur ce week-end. S’ils venaient à l’emporter à Toulouse, la pseudo-crise sera déjà passée.

A part ça, on a assisté à la première défaite de Lille, devant sa bête noire niçoise. Avec, comme l’an dernier, un but de l’ancien Lillois Bodmer. Les Nordistes ont paru très fatigués. Après leurs quatre matchs de tour préliminaire de LDC plus la première journée de Ligue Europa, ça peut se comprendre. Les Niçois eux, s’évitent une crise avec ces trois points importants.

 

Lorient promis à la Ligue 2 ?

A Montpellier, Monaco a attendu les arrêts de jeu pour arracher la victoire sur un joli but de Germain, parfaitement servi par l’excellent Kurzawa. Une victoire capitale pour l’ASM obtenue face à une équipe héraultaise bien organisée sur le plan défensif mais qui ne montre pas grand chose d’éblouissant sur le plan offensif. 

Et puis Lyon a confirmé sa bonne sortie de dimanche au Parc en collant une terrible raclée à une équipe de Lorient qui est en train de s’effondrer au classement. Fékir, autour d’un doublé, a bien du talent, Tolisso a été excellent, tout comme Lacazette et cette jeunesse lyonnaise qui est en train de prendre confiance en pratiquant un jeu de qualité. Le « jeu de qualité » a longtemps été une spécialité lorientaise. 

Mais avec un président qui vend chaque année ses deux meilleurs joueurs et s’est séparé de son emblématique entraîneur, c’est compliqué. J’avais dit qu’après le départ de Gourcuff, ce club serait promis à la Ligue 2 dans les deux ou trois ans qui suivraient. Ça pourrait même être moins s’ils ne redressent pas la barre. Une barre qu’Evian vient péniblement de redresser à la faveur de sa victoire sur Lens, qui a quand même la fâcheuse habitude de perdre tous ses matchs par un but d’écart.

Pierrot