Paris, le match des records
Posté par Pierre Ménès le 27 Janvier 2018

La journée a commencé avec la victoire de Dijon contre Rennes. On peut parler d'un succès sans surprise puisque Rennes restait sur deux victoires consécutives et que les Bretons sont incapables de poursuivre une vraie série. Ça fait vingt ans que ça dure alors pourquoi être surpris du non-match du SRFC hier ? Dijon a ouvert le score par Balmont, sur un but où la responsabilité de Koubek est quand même particulièrement engagée. Les Rouge et Noir ont égalisé grâce à une jolie reprise de l'extérieur du pied droit de Sarr. Seulement en deuxième période, les Dijonnais, plus offensifs, plus déterminés et plus agressifs, ont obtenu leur succès sur une passe décisive de Balmont, décidément en feu. Une action conclue par l'excellent Tavares, auteur d'un gros match. Ça m'épate un peu que des clubs un peu plus ambitieux que Dijon, justement comme Rennes ou comme Bordeaux, ne s'intéressent pas à lui.

Ce samedi après-midi, le PSG a fait voler en éclat la meilleure défense du championnat. C'est un match des records pour Paris. Tout d'abord, Cavani a battu le record de réalisations du club en inscrivant son 157ème but, soit un de plus que Zlatan. Une juste récompense pour un garçon qui fait énormément d'efforts pour son équipe et qui est toujours à bloc. Je l'ai longtemps critiqué parce qu'il était trop maladroit mais j'avoue que cette saison, il a vraiment très nettement gommé ce défaut. Le fait de jouer avec Neymar lui permet peut-être de participer un petit peu moins au jeu et d'être plus lucide devant le but. Maintenant que tout le monde soit ravi pour Cavani c'est une chose mais il ne faut pas oublier ce qu'a fait Ibrahimovic pour le club. Son record est battu d'un but mais le Suédois avait quand même mis 46 matchs de moins pour marquer ses 156 réalisations. De son côté, Neymar s'est également illustré en inscrivant le 2000ème but du PSG au Parc des Princes.

Un problème avec les dribbleurs

Du côté du terrain, le match a été mené avec beaucoup de sérieux par le PSG. Alors encore une fois, on a parlé de Neymar. Mukiélé l'a agressé à plusieurs reprises en début de match. Seulement, le Brésilien a un sale caractère et ce n'est pas nouveau puisqu'il l'avait déjà à Santos et au Barça. Quand il prend des coups, il en rajoute, il provoque et il s'énerve. Mais il y a encore eu huit fautes sifflées sur lui dans le match et le premier carton jaune est arrivé au septième coup de sifflet. Alors je suis tout à fait d'accord, les défenseurs n'ont aucune raison de le regarder et de le laisser jouer. Qu'il soit pris de très près à tous les matchs, ça ne me pose pas de problème. Mais ce que je veux, c'est que les adversaires qui ont un jeu particulièrement dur sur Neymar soient sanctionnés.

En France, il faut bien se rendre compte qu'on a un problème avec les dribbleurs. Jean-Michel Aulas s'est plaint du traitement réservé à Fekir et il a été traité de pleureuse. Je suis désolé mais il a raison. Dans le match entre Dijon et Rennes auquel j'ai assisté, Sarr a été coupé en deux à trois reprises en première période. À la différence des deux joueurs précédemment cités, le Rennais a déjà payé un lourd tribu à son jeu en début en saison, en étant blessé trois mois et demi après l'intervention de Théophile-Catherine à Geoffroy Guichard. Il ne s'agit pas de surprotéger les dribbleurs mais de mieux sanctionner les fautifs.

Metz et Nantes repartent de l'avant

Dans la soirée, Metz a poursuivi son spectaculaire redressement. L'expulsion justifiée de Lees-Melou à la 36ème minute a évidemment joué sur les circonstances de la partie mais ça n'enlève rien aux deux superbes buts inscrits par Nolan Roux. Je ne l'ai jamais vu aussi bon depuis qu'il a quitté Brest. Grâce à lui, les Grenats ont infligé aux Aiglons leur première défaite depuis le mois de novembre. La semaine prochaine, il faudra suivre avec beaucoup d'intérêt le déplacement de Metz à Marseille. Un match qui pourrait être bien plus difficile qu'il n'y parait pour l'OM.

Après son coup d'arrêt et son non-match contre Bordeaux, Nantes a repris sa marche en avant. Alors on va vite passer sur la première période parfaitement insipide et se concentrer sur la deuxième. Il est bon de préciser que c'est par le jeu que les Nantais ont fait la différence. Ils ont marqué trois jolis buts dans ce deuxième acte. Dubois et Kacaniklic ont parfaitement servi Thomasson sur le premier. Sala a ensuite fait le break sur penalty avant que le prometteur Ngom ne termine le travail. Les Nantais, qui étaient sous la menace des Rennais et des Niçois, bouclent cette journée seuls à la cinquième place. Et sur ce match, c'est vraiment mérité.

Saint-Etienne se donne de l'air

De son côté, Toulouse l'a emporté petitement - mais comment aurait-il pu en être autrement ? - face à des Aubois handicapés par l'expulsion de Giraudon dès la troisième minute de jeu. Les hommes de Jean-Louis Garcia ont été assez inoffensifs tout au long de la partie alors même que la confiance n'était pas énorme du côté de Toulouse. Mais encore une fois, c'est tout à fait normal. Et on peut d'ailleurs dire la même chose d'Angers, qui s'est imposé sur la plus petite des marges face à Amiens grâce à un but de Capelle. La fin de championnat est tellement serrée et tous les matchs sont tellement tendus qu'on ne peut pas vraiment s'attendre à de grandes envolées.

Et enfin, toujours dans le bas du tableau, Saint-Etienne a remporté une victoire importante contre Caen. Des Normands qui feraient bien de faire attention parce qu'ils filent un mauvais coton en ce moment. Ils avaient pourtant ouvert le score grâce à Rodelin à une période où les Verts semblaient être complètement à la ramasse. Mais finalement, ils ont réussi à inverser la tendance grâce à une très belle égalisation de Ntep puis une frappe de loin de Bamba. Cette victoire devrait permettre à Sainté d'envisager la suite avec plus de sérénité.

Pierrot