Paris est lancé
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Deux rouges, deux pénos : on ne s’ennuie pas avec le PSG ces derniers temps… Sinon, Lens et Nantes continuent de m’épater, Monaco se redresse et Caen gagne enfin chez lui.

Mon voyage londonien m’a permis de faire une grande découverte : l’application myCANAL marche en Angleterre ! En rentrant d’Upton Park où j’ai eu la chance de commenter l’excellent West Ham-City avec François Marchal, j’ai donc pu regarder PSG-Bordeaux, puis Bastia-Monaco en intégralité et les résumés des matchs du soir. Un samedi délocalisé, mais un samedi assez classique pour moi, finalement.

La journée avait commencé vendredi par l’épatante victoire de Lens à Toulouse. Alors est-ce que les locaux ont pris ce match avec un peu de désinvolture comme semblait le leur reprocher Casanova ? Toujours est-il qu’en voyant les joueurs alignés par Kombouaré, on ne peut qu’être admiratif. Je me répète avec le RCL, mais pour un club interdit de recrutement - et qui s’est même appauvri par rapport à l’équipe de l’an passé en L2 - et qui ne joue pas dans son stade, c’est vraiment étonnant.

Car cette équipe trouve des ressources morales mais aussi footballistiques pour déjouer les pronostics. J’avoue que j’ai beaucoup d’admiration pour le travail d’Antoine et pour ses jeunes joueurs. Je sais bien qu’en ce moment l’argent ne coule pas à flot dans le foot français, mais voilà un club qui mériterait vraiment d’être aidé.

 

Chapron ? Rien à redire…

Et puis en fin d’après-midi, le PSG a remporté au Parc sa deuxième victoire la plus large de la saison après le 5-0 contre Sainté. A la différence que face aux Verts, Cavani et Ibra étaient là. Pas cette fois. Et sans Lavezzi au départ, puis sans Bahebeck au bout de 25 minutes de jeu suite à l’expulsion de Van Der Wiel, Paris a quand même dominé Bordeaux dans les grandes largeurs. 

On m’a beaucoup demandé ce que je pensais des décisions de monsieur Chapron. Alors bon, effectivement, il aurait pu se contenter de deux cartons jaunes et deux sévères rappels à l’ordre sur les tacles qui amènent les deux rouges.  Mais en même temps, le tacle par derrière de Van Der Wiel sur la cheville de Khazri peut valoir un rouge direct, tout comme la semelle au niveau du genou signée Poko, même s’il ne touche pas vraiment Verratti.

Ce qui est sûr, c’est que monsieur Chapron a fait preuve d’uniformité dans ses décisions. Il n’y a donc pas grand chose à reprocher à ce dernier, d’autant qu’il n’y a pas grand chose à redire non plus sur les deux pénos accordés à Paris. Alors c’est vrai que ça fait beaucoup de cartons rouges et de pénalties en deux rencontres du PSG. Mais contrairement au match du Stade de France face à Lens, il n’y a cette fois aucune polémique autour de l’arbitrage.

 

Nantes serein… et troisième

A dix contre dix, Paris a montré une nette supériorité sous l’impulsion d’un Matuidi exceptionnel, qui a quasiment tout fait dans ce match, d’un Lucas qui a transformé deux pénos avec sang-froid et d’un Lavezzi qui a marqué dès son retour, avec un peu de réussite. C’est la troisième victoire en une semaine pour le PSG, qui n’a évidemment pas le niveau de jeu de l’an passé - la faute à un milieu de terrain moins performant à l’image de Motta - mais qui, malgré des absences énormes en attaque, continue à avancer. 

Et puis en soirée, j’ai fait le bon choix avec Bastia-Monaco, un match très spectaculaire avec beaucoup d’occasions de part et d’autre. Et de maladresses, surtout côté monégasque. Les hommes de Jardim, qui ont eu de très nombreuses situations de contre très avantageuses, ont souvent manqué de sérénité. Mais ils ont malgré tout inscrit trois buts et c’est une équipe qui, comme Lyon, retrouve petit à petit son niveau. L’ASM prend des points en Ligue des Champions, se redresse en Ligue 1… Avec une équipe extrêmement jeune, c’est louable.

On notera aussi la victoire très sereine de Nantes à Evian. Les canaris sont récompensés de leur volonté de jouer et surtout de leur rendement défensif par cette troisième place intéressante pour une équipe elle aussi interdite de recrutement. Et puis je finirai en saluant la première victoire de Caen à D’Ornano, même si les Lorientais peuvent s’estimer floués d’un péno évident en fin de match, que l’arbitre semblait en plus avoir signalé. Enfin, le Stade de Reims a battu un Montpellier toujours sans stade fixe, grâce à un magnifique but de Moukandjo.

Pierrot