Paris est encore en vie
Posté par Pierre Ménès le 24 Octobre 2018

Le titre de ce post n’est pas un titre. C’est une info. Il est évident qu’une défaite face à Naples au Parc aurait envoyé le PSG en Europa League. La sublime frappe enroulée de Di Maria dans les arrêts de jeu permet aux Parisiens d’avoir encore de l’espoir. Il faudra faire un coup à Naples et un gros match face à Liverpool, mais cela reste jouable. Dans ce match, Paris a montré ce qu’il faut faire et ne pas faire. En gros, le PSG a bien joué 35 minutes. Le premier quart d’heure de la première mi-temps et les 20 premières minutes de la seconde. En Ligue 1, quand Paris joue bien 35 minutes, ça suffit largement à faire exploser ses adversaires. Et la plupart du temps quand ces derniers parviennent à lui tenir tête, ils finissent par s’écrouler à partir de l’heure de jeu. Hier, à l’heure de jeu, c’est Naples qui a repris le contrôle du match. 

Objectivement, je pense qu’avec le vrai Cavani Paris aurait pu marquer deux buts dans le premier quart d’heure : sa volée du gauche sur laquelle il est seul, et sa frappe du gauche trop écrasée. Sans compter l’occasion sur laquelle il tire dans le pied de Neymar. Après ça, Naples s’est mis à construire son jeu et à priver de ballons un PSG qui a montré son plus mauvais visage : sans agressivité, sans envie, avec des joueurs au comportement très médiocre. À la mi-temps, il y avait de quoi être vraiment inquiet.

Et puis Tuchel a fait le bon choix après le repos, en passant à trois derrière, en faisant monter Meunier au milieu et en replaçant Mbappé dans l’axe. Je me tue à dire qu’il doit jouer dans l’axe, d’abord parce que je pense qu’il y est meilleur et que son avenir est là, et puis parce que sur un côté, on le sait, il ne défend pas. Là, avec Kehrer derrière Meunier, Paris avait une meilleure assise défensive et Mbappé un peu plus de liberté. C’est d’ailleurs sur un mouvement Mbappé-Meunier que Mario Rui a marqué contre son camp, au coeur de la très grosse période parisienne pendant laquelle Naples semblait enfin un peu perdu sur le terrain.

Série de pépins

Et puis les Italiens ont repris le contrôle de la partie, avec beaucoup de talent. Alors le second but napolitain signé Mertens est un peu chanceux, avec ce ballon qui rebondit sur le dos de Marquinhos et lui revient dans les pieds. A ce moment-là, le PSG était à nouveau très mal en point et quasiment éliminé. Le but de Di Maria a sauvé les meubles sur cet aspect des choses, mais l’impression laissée est une nouvelle fois insuffisante face à ce genre de clients en Ligue des Champions. Au niveau de l’état d’esprit et de l’engagement, notamment. Même si on peut aussi dire que Paris a eu les munitions offensives. 

Avant cela, Monaco a - c’est assez étrange à dire - fait une assez bonne opération en obtenant le nul à Bruges. Bonne opération dans l’optique d’être reversé en Ligue Europa, évidemment ! En gros, il suffira de battre les Belges au retour pour s’assurer de la troisième place dans ce groupe, car je vois mal Bruges battre Dortmund ou l’Atlético. La série de pépins s’est allongée très rapidement pour l’ASM, déjà privée de Falcao et qui a dû faire sans Jovetic, sorti sur blessure dès la 12e minute de jeu. Avec une attaque Sylla-Diop, cela s’annonçait compliqué… 

C’est pourtant Sylla qui va ouvrir le score d’un joli tir croisé sur une ouverture de Golovine. Le même Sylla qui va rater la balle du doublé quelques instants plus tard, en redressant un peu trop sa frappe avoir dribblé le gardien belge. Dans la minute suivante, Bruges égalisait, Glik se faisant manger de la tête par Wesley. Le reste du match a confirmé les gros problème défensifs de Monaco. Et puis avec Glik, Jemerson et Raggi derrière, tu as trois mecs qui ne savent pas relancer. La seconde période a été incroyablement pénible mais à l’arrivée, cela fait match nul. Je pense sincèrement qu’actuellement, la Ligue des Champions est le cadet des soucis de Thierry Henry.

Pierrot