Paris encore et toujours
Posté par Pierre Ménès le 29 Octobre 2018

Ce dimanche clôturant la 11e journée a commencé avec deux très pauvres matchs. Reims s’est donné de l’air en l’emportant à Rennes face à une équipe bretonne qui n’y arrive toujours pas. Déjà battue dans la semaine par Kiev en Europa League, les hommes de Lamouchi ont encore livré un match très insuffisant. Un match où, malgré un joli coup-franc avant la pause, Ben Arfa a montré qu’il était encore loin d’être au top, où Niang n’était pas du tout dans le coup et où Sarr a quasiment tout raté. Et puis, il y a un truc que je ne m’explique pas, c’est la raison pour laquelle Grenier joue plus bas qu’André sur le terrain. C’est une énigme. Vu la faiblesse offensive du Stade Rennais, le rapprocher du but serait une bonne initiative.

A 17 heures, une équipe de Bordeaux à nouveau très décevante a été battue à domicile par Nice sur un but de Cyprien. On ne peut pas dire que la maîtrise niçoise ait été totale, surtout lors des vingt dernières minutes quand les Girondins ont poussé pour égaliser. Mais mis à part le tir de Lerager sur la barre, il n’y a pas eu une foultitude d’occasions et le style de jeu de Bordeaux est toujours assez informe. Après une assez bonne période, les hommes de Bedouet et Ricardo concèdent leur deuxième défaite de la semaine après celle de Saint-Pétersbourg. Et on ne sait toujours pas quoi penser de cette équipe girondine.

Et puis en soirée, on a eu droit à un Classico assez bizarre, notamment au niveau des équipes de départ. Avec le choix de Garcia de jouer sans attaquant axial et celui de Tuchel de se passer de Mbappé et de Rabiot. Évidemment, on ne connaissait pas au départ la raison de cette étonnante décision. On a su ensuite que c’était pour sanctionner un retard à la collation. Alors ou je ne me suis pas bien fait comprendre ou je me suis mal exprimé - ce qui est tout à fait possible - au CFC, mais je n’ai pas du tout critiqué Tuchel d’avoir voulu imposer son autorité. Je trouve juste que, lorsque tu vas jouer un match si important aux yeux des supporters parisiens et que tu es déjà privé de Thiago Silva, de Kimpembé et de Cavani, c’est prendre un risque assez insensé de se priver de deux titulaires.

Une faute d’arbitrage qui pèse lourd

La preuve en a vite été faite puisque pendant une heure, le PSG a été inoffensif. Il a suffi que Mbappé entre pour que le visage du match change. Le Champion du monde a ouvert le score d’un  tir croisé après une accélération foudroyante qui a déposé Kamara, avant de servir Neymar qui a trop croisé une frappe du gauche finalement poussée au fond par Draxler. A l’arrivée, tout le monde est gagnant. Tuchel parce qu’il a montré qui était le patron, ce qui tranche totalement avec sa câlinothérapie du début de saison et Mbappé, puisqu’il est rentré sans état d’âme et a été décisif. 

Il faudra voir dans les semaines qui viennent les conséquences de ce épisode disciplinaire qui va évidemment, ne vous inquiétez pas, devenir une affaire de tout premier ordre pour tous les baveux de France et de Navarre, sur toutes les chaînes, qui passent leur temps à parler de foot et surtout à taper sur le PSG à la moindre occasion. On n’oubliera pas quand même de signaler que Mitroglou avait égalisé sur une action tout à fait valable. L’arbitre a sanctionné un coup de coude de Strootman sur Marquinhos alors que c’est le Brésilien qui vient percuter le Néerlandais. 

A ceux qui demandent pourquoi la VAR n’a pas été utilisée, la réponse est simple : Monsieur Bastien a sifflé juste après le contact et les joueurs parisiens se sont arrêtés de jouer. Il aurait fallu qu’il laisse jouer et consulte éventuellement la VAR a posteriori pour savoir si la faute de Strootman était réelle ou non. C’est donc une faute d’arbitrage et une faute qui pèse lourd à la fin du match. Maintenant, comme je l’ai dit au CFC, PSG-Naples a montré avec évidence que Paris avait fait une énorme erreur de recrutement en ne prenant pas de sentinelle et cet OM-PSG lui, a démontré que l’OM en avait fait une énorme aussi en ne recrutant pas un attaquant de haut niveau.

Pierrot