Paris déroule, Monaco coule
Posté par Pierre Ménès le 3 Octobre 2018

À 19h00, le PSG s'est largement imposé face à Belgrade dans un Parc des Princes privé de la tribune Auteuil. Elle était fermée à cause du fameux déluge de fumigènes lors de la réception du Real Madrid. Mais une partie du Kop d'Auteuil a pris place dans le virage ce qui a permis de craquer de nouveaux fumigènes. A priori, les supporters n'ont pas compris et ne veulent pas comprendre...

Sur le terrain, ce sont les joueurs de Belgrade qui n'ont rien compris. Ils ont été détruits par un PSG qui a confirmé ses gros progrès depuis Reims et Nice. Quand on voit Di Maria faire le pressing à la 88ème minute, on se dit qu'il y a quelque chose de changé au royaume du Danemark. Alors c'est vrai que c'était un match facile mais l'Etoile Rouge a quand même fait match nul lors de la première journée face à Naples. On verra si Liverpool ou le Napoli en mettent six à domicile contre Belgrade.

Un Neymar de gala

Concernant le match en lui-même, il a été principalement marqué par deux joueurs. Bien sûr, on va parler de Neymar qui a été exceptionnel. J'ai eu un peu peur pour lui parce qu'au bout de douze minutes de jeu, il avait déjà subi quatre fautes. Un total qui est monté à sept sur l'ensemble du match parce qu'au bout d'un moment, ses adversaires ont renoncé à l'idée de l'arrêter. Le Brésilien a été éblouissant dans ses dribbles, dans ses passes, dans sa volonté de faire jouer les autres, dans son attitude et dans ses réalisations. Il s'est offert un triplé dont deux coups de pied arrêtés. Sur le premier, le gardien est bien gentil mais il se met à un mètre de son poteau gauche alors qu'il doit bien savoir que Neymar est capable de mettre le ballon au dessus du mur. Le deuxième est juste magnifique. Avant ça, il avait marqué sur un service de Mbappé. 

Pour le reste, Di Maria et Mbappé ont également marqué. De son côté, Cavani s'est construit un but tout seul mais de manière générale, on voit que l'Uruguayen n'est pas au mieux physiquement et qu'il a du mal à combiner avec les autres. C'est une belle soirée pour tout le monde mais il y a quand même une chose évidente dans cette équipe : la présence de Verratti change tout. L'Italien a été magnifique à la création du jeu mais aussi à la récupération. Il a joué à la fois comme sentinelle et comme numéro 8. C'est une prestation étonnante et de haut vol de sa part. Maintenant, on attend forcément des matchs de la même intensité contre Naples et Liverpool. Mais il ne faut pas avoir de doute, si les Parisiens jouent tous les matchs comme ça - sans forcément marquer six buts - ils ne seront pas loin de la victoire à chaque fois. Ils ont montré ce soir qu'ils avaient envie et qu'ils étaient tous derrière Tuchel. 

L'ASM est dans le rouge

Alors évidemment, le tableau est moins brillant pour Monaco. Les Monégasques ont plutôt bien tenu en première période mais il a suffi d'une bourde défensive pour que le château de cartes s'effondre. À l'arrivée, la défaite est lourde. Là encore, deux joueurs symbolisent l'impuissance monégasque. Derrière, Jemerson est totalement à la rue et ça ne date pas d'hier. Devant, Falcao vagabonde comme un mort-vivant et en plus, il gueule sur ses coéquipiers et c'est quand même un peu fort de café. 

Monaco compte deux défaites en deux matchs mais ce n'est pas totalement étonnant après avoir affronté l'Atlético et Dortmund. Rappelons que les hommes de Jardim se font quand même cogner à domicile contre Angers... Mais même si je me répète, je pense que le système de troc et puces de l'ASM est arrivé à son terme. S'il n'y a pas une vraie prise de conscience de la part des joueurs, du staff et surtout des dirigeants, la saison risque d'être beaucoup plus pénible que prévue. 

Pierrot