Paris démarre pépère
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Le PSG entame sa saison par un nul à la Mosson. Un résultat assez logique vu la physionomie du match.

Ca fait 7 ans que Paris n'a pas gagné son match d'ouverture en championnat. Sur les deux premières années de l'ère QSI, le PSG a perdu au Parc face à Lorient avant de faire match nul au même endroit et face au même adversaire, après avoir été mené 2-0. Cette saison, le champion en titre commence donc par un match nul à Montpellier. Avec un match qui a furieusement rappelé ceux de la saison dernière. A savoir une première période ratée et une seconde beaucoup plus convaincante.

Les 45 premières minutes livrées par les Parisiens ont été laborieuses, en raison notamment d'un état de forme ou de préparation - en ce moment au PSG, ça veut dire la même chose - assez disparate, y compris pour un joueur comme Thiago Silva. Et puis il y a le cas Verratti. Malgré tout son talent, le jeune Italien reste insupportable, à la fois pour ses pertes de balle dans ses 30 mètres et pour son accumulation de fautes doublée d'un trop-plein de nervosité.

Ajoutez à ça la mise en route un peu lente de Matuidi, il n'en fallait pas plus pour que le PSG ait du mal à exister, notamment sur le plan offensif avec un Lavezzi qui s'est montré égal à lui-même depuis janvier. C'est-à-dire inexistant. Montpellier en a profité pour ouvrir le score sur un but un peu heureux, puisqu'il y'a une petite faute de Cabella sur Ibra au départ et que le tir d'Herrera est contré par Alex puis Thiago Silva avant de revenir dans les pieds du même Cabella. En revanche, dans un angle compliqué, le jeune Héraultais plante un but plein d'opportunisme et de talent.

Voilà un joueur qui progresse, qui respire le talent. Dans une période où on a l'impression qu'il suffit de faire trois bons matchs pour être appelé en équipe de France, on est en droit de se demander pourquoi Cabella n'a pas droit à sa chance, surtout par rapport à d'autres. Après le repos, Paris a joué de façon plus directe, majoritairement vers Ibra qui a fait parler sa puissance, à l'image de sa remise de la tête pour Maxwell sur l'égalisation.

Le tibia miraculeux

D'une manière générale, on sentait bien au bout d'une heure de jeu que les Montpelliérains étaient exsangues sur le plan physique. Laurent Blanc a alors fait des choix qu'Ancelotti n'aurait sans doute pas faits l'année dernière, en faisant entrer Ongenda à la place de Verratti et en faisant reculer Pastore au milieu, avec quatre attaquants devant lui. Ca n'a pas suffi malgré quelques bonnes situations, comme ce miraculeux sauvetage du tibia de Tiéné sur une tête cadrée de Cavani.

C'est un premier match et ce PSG n'est évidemment pas programmé pour être au top le 9 août. La saison va être longue pour les Parisiens et ce n'est pas à cette période de l'année qu'on les attend. Ce soir côté PSG, il y a donc autant de raison d'être satisfait que d'être déçu. En face, Montpellier a joué le coup avec beaucoup d'intelligence. Sur le plan défensif, Hilton et Stambouli ont fait un gros match, dommage qu'El-Kaoutari se fasse explusler pour deux cartons jaunes mérités.

Globalement, le MHSC - qui a quand même perdu pas mal de bons joueurs - s'est montré cohérent de bout en bout, même si Jean Fernandez a regretté le déchet technique de son équipe. Jeannot ne doit pas avoir de regret : vu la mainmise du PSG sur la seconde période et sa supériorité physique au fil des minutes, c'était compliqué pour Montpellier d'aller chercher mieux que ce match nul qui est presque un succès pour les Héraultais. Et qui a d'ailleurs été accueilli comme tel par le public de la Mosson.

A demain.

Pierrot