On n'arrête plus l'OM !
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Auteur d'une démonstration de force à Reims, l'OM d'un Gignac qui marche sur l'eau a envoyé un signal fort à ses adversaires.

Ceux qui avaient pu voir Reims-PSG, match d’ouverture de la saison début août, se souviennent sans doute que ce soir-là, les Parisiens auraient dû marquer au moins six buts sans une épouvantable inefficacité, allant du tir sur le poteau au sauvetage sur la ligne en passant par le pénalty raté. Hier soir, Reims a payé la facture. Cash. Et très cher. Il faut dire que les Champenois sont d’une faiblesse défensive effrayante. 

Maintenant, une fois qu’on a dit ça, je me souviens que l’an passé, lorsque le PSG - c’est la dernière fois que je parle du PSG dans ce papier - cartonnait des petites équipes, certains d’entre vous me disaient : « Oui, mais il faut voir contre qui ils jouent. » J’avais alors pour habitude de rétorquer que ça ne changeait rien à la qualité du jeu déployé et au nombre de buts inscrit. C’est exactement la même chose avec cet OM version Bielsa, impeccable de bout en bout et à tous les niveaux au stade Delaune.

Derrière, avec un Nkoulou retrouvé et un Morel incroyable, au milieu avec un Payet magnifique en chef d’orchestre et devant, avec un Gignac en forme internationale. Sachant que Giroud est blessé pendant trois mois, je ne vois pas ce qui pourrait empêcher Dédé de retrouver les Bleus dans dix jours. Pourtant, APG aurait pu douter après son avoir vu son pénalty être joliment repoussé par Placide dès la 8e minute. 

 Sauf que trente secondes plus tard, le buteur olympien s’est trouvé à point nommé pour placer sa tête à la réception d’un centre parfait de Mendy. A partir de là, ç’a été une déferlante, l’OM n’a jamais relâché sa concentration et a géré ses rares temps faibles avec beaucoup de calme et de lucidité. Quant au quatuor de devant, il a été fantastique. Gignac marche sur l’eau et Payet monte très clairement puissance.

 

Drôle de transformation

Même sans être au top de sa forme, Ayew y est allé de son petit doublé - avec un coup du foulard s’il vous plaît -, et Thauvin, même s’il n’a pas marqué, est impliqué dans plusieurs buts. Bref, c’était un récital offensif et en voyant ce match, je me suis retrouvé six ans en arrière, époque Gerets, Niang, Ben Arfa et compagnie. Quand avant chaque match de l’OM, on se disait : « Chouette, on va voir du jeu offensif. » 

Il y a tellement d’équipes qui nous emmerdent à mourir dans ce championnat, il ne faut pas bouder son plaisir d’avoir un OM de ce niveau et de cette qualité offensive en tête de notre Ligue 1. Après, que ça dure ou pas, ce n’est même pas le débat. Pour le moment, l’OM prend des points et fait plaisir à ses supporters et aux amoureux d’un foot d’attaque. C’est bien là l’essentiel.

Et puis c’était la soirée des raclées à l’extérieur puisqu’à 21h, le Téfécé est allé corriger une équipe de Rennes qui vient donc d’encaisser six buts en deux matchs. A l’inverse, l’équipe de Casanova, qui restait sur trois défaites en autant de déplacements cette saison, a signé une éclatante première loin de ses bases. Pourtant, les Rennais avaient livré une première période d’assez bonne facture, mais ils se sont fait cueillir juste avant la pause par un but de Pesic après un superbe travail de Regattin.

Après le repos, Toulouse a plié l’affaire en quatre minutes, grâce à un CSC assez cocasse et un pur but d’avant-centre de Ben Yedder. Drôle de transformation tout de même, que celle du Téfécé, qui est passé en deux ans d’une équipe chiante et défensive à une formation offensive et agréable à voir jouer. Le tout sans changer d’entraîneur. Comme quoi, on peut faire évoluer sa philosophie de jeu à tout âge…

Pierrot