Net et sans bavure

Posté par Pierre Ménès le 11 Décembre 2018

Je ne vous cache pas qu'à l'heure où j'attaque ce post, j’ai le coeur avec mes amis alsaciens de Strasbourg. Mais il faut bien parler de ce pourquoi je suis payé, c’est-à-dire de football. Le PSG est donc qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, ce qui ne semblait pas évident pour tout le monde au bout de trois rencontres. Il y a incontestablement eu un déclic en terme de comportement lors du match face à Liverpool au Parc. On a revu à Belgrade, face à une opposition évidemment moins forte, les mêmes attitudes. On a vu une grande équipe, avec de grands joueurs, qui a fait une première mi-temps assez exceptionnelle et aurait pu marquer un ou deux buts de plus avant le repos. 

À la reprise, les parisiens ont vécu un premier quart d’heure difficile face à des Serbes qui ont alors jeté toutes leurs forces dans la bataille et ont même réussi à revenir au score sur une volée de Gobeljic sur laquelle Buffon n’est pas inoubliable. Mais après trois ou quatre minutes de flottement suite à ce but encaissé, Paris a repris le contrôle du match, a recommencé à se procurer des occasions et a enfoncé le clou en inscrivant deux nouveaux buts. 

Beaucoup de joueurs ont donné satisfaction dans ce match. Thiago Silva s’est montré impérial derrière même si on peut à la rigueur lui reprocher d’avoir mal dégagé de la tête sur la réduction du score de l’Étoile Rouge. Il faut se souvenir de ce qu’était le PSG dans ce début de campagne européenne, après sa défaite inaugurale à Liverpool ou Marquinhos était complètement perdu au milieu de terrain. Hier soir, il a rayonné à ce poste. Kehrer était alors à la rue et tient aujourd’hui son rang. Verratti aussi a retrouvé des couleurs.

Contrat sur Neymar

Mais bon, même si ce n’est pas très original de dire ça, ce qui a fait la différence hier soir, c’est la MCN. Depuis le début de la saison, on avait surtout vu surtout la MN vu le niveau de jeu de Cavani. Mais lors de ce match décisif, on a retrouvé le vrai Matador. Incroyable sur le plan défensif, auteur d’un but certes facile, il a par ailleurs très bien combiné avec ses deux compères d’attaque, qui comme par hasard l’ont aussi beaucoup plus cherché que d’habitude. Ce qui veut dire que c’est peut-être aussi une question de niveau pour l’Uruguayen. Toujours est-il que le trio a fait merveille.

Alors évidemment, même si Cavani a été bon, les deux autres ont survolé la rencontre. Mbappé : une passe décisive, dans le coup sur le but de Neymar et buteur sur le quatrième (peut-être hors-jeu). Neymar : très collectif avant le repos, un peu plus individualiste en seconde mais avec un nombre démentiel de fautes subies de la part de Serbes qui avaient visiblement mis un contrat sur sa tête, un but extraordinaire de sang-froid et une passe décisive pour Mbappé. Ce qu’on appelle des copies propres.

Voilà, le PSG termine premier de cette poule très difficile. Parce que, quand on parle d’argent, Liverpool n’est pas bien loin derrière le PSG en terme de budget et Naples avait une grosse équipe et se retrouve d’ailleurs reversé en Ligue Europa, ce qui n’est pas forcément mérité vu les matchs fournis par l’équipe d’Ancelotti. Je pense que les Parisiens n’oublieront pas les moqueries et les tacles assassins reçus après le nul arraché par Di Maria contre Naples au Parc lors de la troisième journée. Depuis, le PSG a réagi comme on attend qu’il le fasse : comme une grande équipe. 

Ce que j’espère maintenant, c’est que cette victoire et cette qualification parisienne va donner des idées à nos autres représentants pour ce sprint final où l’heure n’est plus aux calculs. Alors, allez Lyon ! Allez Rennes ! Et allez Bordeaux pour un miracle ! 

Pierrot