Montpellier démolit l'OM
Posté par Pierre Ménès le 4 Novembre 2018

Un dimanche à cinq buts de moyenne, cela n’arrive pas tous les week-ends. C’est ce qui s’est passé hier, avec deux matchs à sens unique et une course-poursuite. Le premier match à sens unique s’est joué à Nantes, où les Canaris ont détruit une équipe de Guingamp très faible en première période et qui a offert quatre buts en seconde, entre les fautes de Johnsson et les ratés d’Eboa Eboa. Alors c’est vrai que la première mi-temps était assez équilibrée et que les Nantais ont ouvert le score sur un penalty que je trouve très sévère. 

Mais ensuite, Nantes qui était beaucoup plus fort sur le plan physique, s’est baladé. On peut remarquer que depuis l’arrivée de Vahid, beaucoup de choses ont changé, au-delà du discours et des méthodes d’entraînement qui doivent être évidemment beaucoup plus durs que sous Cardoso. Pallois et Girotto sont revenus dans l’équipe, Limbombé est titulaire, Sala marche sur l’eau. On pouvait penser qu’Halilodzic allait surtout amener de la rigueur défensive et on s’aperçoit que cette équipe marque plein de buts. Je pense que le retour de Touré au milieu y est pour beaucoup.

À 17 heures, on a eu droit à l’un des meilleurs matchs depuis le début de la saison entre Saint-Etienne et Angers. Et pas seulement parce qu’il y a eu sept buts. Il y a aussi eu une foultitude d’occasions et un match sans calcul où les deux équipes ont cherché à attaquer. Alors c’est vrai que trois des sept buts sont des frappes détournées, entre le premier but angevin de Pavlovic et les troisième et quatrième de Sainté dont le but de la victoire signé Hamouma. Mais globalement, c’était vraiment un très beau match.

Le SCO n’a plus sa solidité défensive d’antan et ne peut donc plus s’appuyer dessus, mais marque en revanche plus qu’avant et aurait même dû être crédité d’un quatrième but à Geoffroy-Guichard, le but de Bahoken étant refusé pour un hors-jeu plus que discutable. Quant aux Verts, ils sont désormais bien calés au pied du podium et semblent en progrès dans le jeu. 

Et puis on attendait avec impatience de voir comment l’Olympique de Marseille allait se comporter sur la pelouse de Montpellier. On a eu la réponse : mal. En première période, l’OM a eu deux belles occasions, mais ni la tête trop décroisée de Germain ni la volée trop rabattue de Payet n’ont attrapé le cadre. En seconde période, l’OM a explosé, notamment Amavi, coupable sur deux des trois buts héraultais et Strootman, qui a tous les contours d’une imposture. Germain est toujours seul devant, Payet et Thauvin sont loin de leur niveau de la saison dernière voire du début de celle-ci, Rami se cherche toujours… Bref, les raisons individuelles à la faillite phocéenne actuelle sont multiples.

C’est la cinquième défaite en douze journées pour les Olympiens, qui possèdent désormais l’avant-dernière défense de Ligue 1 et n’y arrivent toujours pas face aux équipes de haut de tableau. Et puis il faut aussi parler de Rudi Garcia, qui avait concocté une équipe pour venir chercher le nul. Je suis assez d’accord avec Habib : quand l’OM se déplace à Montpellier, ça ne doit pas être pour essayer d’arracher un point mais pour gagner. C’est décevant voire inquiétant pour la suite parce que pour l’instant, l’OM ne fait que confirmer ses faiblesses. 

Pierrot