Monaco démonte le PSG
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
L'ASM a conclu son très beau mois d'août en créant la première sensation de la saison. Au-dessus tactiquement et dans l'engagement, les Monégasques ont logiquement pris le meilleur sur des Parisiens décevants.

On va passer très rapidement sur les deux premiers matchs de l'après-midi, qui n'ont eu aucun intérêt d'un point de vue footballistique. Saint-Etienne et Toulouse se sont quittés sur un score nul et vierge sans panache. Il faut dire que c'était le troisième match en huit jours pour les Verts et qu'il faisait très chaud. À Bordeaux, il ne s'est pas passé grand-chose de plus si ce n'est une belle action de Ménez qui a offert un joli but à Rolan. Et comme une équipe qui mène 1-0 contre Nantes est sûre de gagner à la fin...

Evidemment, l'événement a eu lieu dans la soirée avec la première défaite de la saison du PSG. Un revers qui intervient après seulement trois journées alors qu'il avait fallu en attendre vingt-huit la saison dernière. Le club de la capitale s'est fait désosser par l'AS Monaco. Leonardo Jardim a donné une grande leçon tactique à Unaï Emery. Depuis que l'Espagnol est arrivé à la tête du PSG, on a pu s'apercevoir du rôle éminemment important de ses latéraux sur le plan offensif. Le technicien portugais a eu l'intelligence d'appuyer là où ça fait mal, dans le dos de Kurzawa grâce à un Sidibé auteur d'un match absolument extraordinaire. Les deux seront en équipe de France mais c'est vraiment le Monégasque qui a marqué des points.

Parfaitement organisés, les joueurs de la Principauté ont été meilleurs dans la récupération du ballon, l'engagement physique et la volonté d'aller vers l'avant. Même si le mot est fort, pendant une heure, le comportement des Parisiens n'était pas loin d'être scandaleux. Le gros plan sur Pastore à la mi-temps en est le symbole parfait. Blessé au mollet - pour changer - il s'affiche avec un grand sourire alors que son équipe est menée 2-0. Depuis son arrivée à Paris, Unaï Emery a parait-il tout changé, tout métamorphosé. Mais on se rend compte qu'au niveau des mentalités, ce sera sûrement plus compliqué. Il n'y a qu'à voir la tête de Verratti au moment de sa sortie.

Un problème offensif à régler

Globalement, je n'ai pas non plus été fan de ses choix, notamment de son coaching. Ça ne paraissait pas indispensable de faire rentrer un latéral droit et un milieu défensif à 2-0. Même si Cavani a réussi à réduire le score, Paris est faible offensivement. Les joueurs de la capitale ont du mal à se créer des occasions, à tirer dans le cadre et surtout, à marquer. Je pense qu'au fil des semaines, il y aura de moins en moins d'ahuris qui clameront que le PSG est plus fort sans Ibrahimovic.

Le Suédois était soi-disant fort contre les faibles et faible contre les forts. Mais cette saison, semaine après semaine, qui pourra ne serait-ce qu'essayer d'enfiler ce costume ? Ce ne sera certainement pas Lucas. Cavani marquera quelques buts par-ci par-là, d'accord. Quant à Di Maria, il a fait n'importe quoi du début à la fin hier soir, ne jouant que pour sa pomme ou balançant les ballons devant. En face, les joueurs ont fait preuve d'une impressionnante rigueur tactique, créant une différence abyssale entre les deux équipes. Bakayoko, qui confirme son potentiel match après match, a été énorme.

Alors évidemment, on ne va pas commencer à tirer des conclusions au bout de trois journées. Mais je n'ose même pas imaginer ce qu'on aurait entendu si Laurent Blanc avait été assis sur le banc de touche avec une telle copie et de tels choix tactiques ou de coaching.

Pierrot