Miracle en silence
Posté par Pierre Ménès le 2 Octobre 2018

Lyon a donc arraché le point du nul face au Shakhtar Donetsk dans le huis clos du Groupama Stadium. Pour moi, le symbole de ce match, c’est le deuxième but ukrainien, avec cette perte de balle d’Aouar et le contre sur lequel les joueurs de Fonseca sont à six contre quatre, pas un milieu lyonnais ne daignant faire l’effort de revenir défendre. On ne peut pas gagner un match de Ligue des Champions face à un bon adversaire en faisant preuve d’une telle nonchalance, d’un tel manque d’intensité et d’impact. 

Très franchement, le score est flatteur pour l’OL, malgré le nombre d’occasions qu’ont eu les Gones, pour la plupart en fin de rencontre. Pourtant, quand j’ai vu en début de match la lourdeur de la défense ukrainienne, je me suis dit que les Lyonnais allaient se trimballer. Mais pour ça, il aurait fallu que le milieu aligné par Génésio évolue à un autre niveau. Quand je pense qu’Aouar et Ndombélé sont susceptibles de remplacer Tolisso en équipe de France… Il y a encore du chemin à mon sens. 

Pendant 70 minutes, soit jusqu’à la réduction du score de Dembélé, le Shakhtar a donné une leçon de foot à l’OL. En terme d’organisation mais surtout en terme de fond de jeu. Ce fond de jeu qu’on attend toujours désespérément de voir dans cette équipe lyonnaise. Mais il faut connaître cette équipe ukrainienne qui possède une forte tradition brésilienne, qui s’inspire du jeu du Barça depuis de longues années et qui a souvent de bons résultats en phase de groupes. C’était tout sauf un adversaire facile.

Je reste persuadé que Lyon aurait pu faire mal à cette défense, mais pour ça il faut que les ballons arrivent et, lorsque c’est le cas, que les attaquants remportent un duel de temps en temps. Dembélé, qui aurait pu marquer trois ou quatre buts, aurait pu être le héros du match. Mais il y a encore du déchet dans son jeu. Concernant les autres, on va dire que Dubois a sauvé son match du néant en égalisant, tout comme son passeur décisif, Aouar qui, entre le but valable de Denayer qu’il fait annuler en voulant marquer sur la ligne alors qu’il est hors-jeu et sa perte de balle sur le deuxième but ukrainien, il a un lourd passif sur ce match. 

Alors on pourra dire que l’OL est revenu de 0-2 à 2-2 en deux minutes. Mais cela reste un match décevant et inquiétant de la part des Lyonnais, d’autant qu’on oubliera pas que les Ukrainiens ont touché la barre dans les arrêts de jeu. 

Pierrot