Marseille se saborde

Posté par Pierre Ménès le 31 Mars 2019

On a eu droit ce week-end à un statu quo en tête du championnat puisque les trois premiers du classement ont gagné. La victoire de Lyon à Rennes, compte tenu des deux poteaux et du nombre d’occasions, est assez logique. L’OL l’a emporté sur un but très bien construit conclu par Terrier. Il est difficile de juger le Stade Rennais sur ce match car Stéphan était privé de Traoré, Bourigeaud et Bensebaini suspendus et de Da Silva et Grenier blessés, auxquels on peut ajouter Léa-Siliki blessé lui dès la demi-heure de jeu. Forcément, les Bretons étaient beaucoup trop handicapés pour espérer faire un résultat face à l’OL, même si le match a basculé en très peu de temps puisque le but de Terrier intervient trente secondes après une grosse occasion manquée par Hunou.

Lille a très joliment renversé la situation à Nantes. Un match qui semble très spectaculaire quand on annonce le score (2-3), mais qui s’est en réalité joué en quinze minutes, sur les cinq seuls tirs cadrés du match. Les canaris ont mené 2-0 après un penalty d’Eysseric et un but de la tête de Coulibaly sur un beau centre piqué de Fabio. Mais le LOSC a renversé la vapeur en sept minutes, avec un but remarquable de Leão qui venait d’entrer, avant que Pépé ne fasse la différence en provoquant et en inscrivant un penalty pour une faute ridicule de Fabio puis en offrant le but de la victoire à Bamba après être allé piquer la balle à Pallois le long de la ligne de touche. Lille garde donc ses quatre points d’avance sur Lyon mais les deux équipes pourront se satisfaire d’avoir désormais fait un trou presque définitif sur le quatrième.  

Et ce quatrième, c’est évidemment l’OM qui s’est sabordé en beauté face à Angers. Après avoir très rapidement mené 2-0 grâce à un doublé de Balotelli, les Marseillais ont totalement arrêté de jouer et ont accumulé les fautes de défense. Il y a vraiment quelque chose qui ne va pas dans cette équipe, j’irais même jusqu’à dire dans ce club. Il est quand même anormal que Strootman, Gustavo et Payet soient écartés aussi longtemps de l’équipe première. Alors OK, on ne change pas une équipe qui gagne, mais quand tu gagnes à Dijon et contre Amiens, cet argument ne pèse pas bien lourd.

Les pieds dans les tongs au bord de la piscine

Aujourd’hui, l’OM se trouve avec trois cadres qu’il va falloir relancer, tant au niveau physique que dans l’implication. Ce sera d’autant plus difficile que le président Eyraud a livré des déclarations aberrantes dans la semaine en disant que l’OM était en fin de cycle et qu’il allait y avoir des départs. Autant dire que tous les joueurs qui ne sentent plus trop motivés par le projet sont déjà en vacances et n’ont plus qu’à se mettre les pieds dans les tongs au bord de la piscine. Cela annonce une fin de saison délicate pour Marseille qui va maintenant devoir  oublier ses rêves de Ligue des Champions et regarder derrière. 

Et puis le PSG a gagné à Toulouse un match pas très emballant. Mais Paris était tellement handicapé par les absences qu’il s’est retrouvé obligé de jouer avec un joueur du niveau de Choupo Moting, qui a évidemment saccagé une occasion en première période. Comme toujours depuis que Cavani et Neymar sont blessés, l’intégralité de l’efficacité offensive du PSG se trouve dans les pieds de Mbappé, qui a encore marqué, cette fois sur un centre remarquable de Kehrer, avec un enchaînement contrôle-frappe décroisée absolument parfait. Le 27e but du jeune attaquant français qui réalise une très brillante saison. 

Dans le bas du classement, Dijon s’est enfoncé en étant battu à domicile par Nice au terme d’un match que les Bourguignons n’ont jamais été en mesure de remporter. Et puis Caen a fait une belle opération en l’emportant à Monaco en faisant preuve de plus d’implication que ces dernières semaines - on y verra peut-être l’effet Courbis - mais il ne faut pas oublier que l’ASM a touché deux fois les montants et que Samba a fait un très grand match. Reste que ces trois points sont les bienvenus pour Malherbe, qui devrait batailler avec Guingamp pour la place de barragiste, sachant que pour moi Dijon ne s’en sortira pas. 

Pierrot