Marseille, quel caractère
Posté par Pierre Ménès le 2 Septembre 2018

Ce dimanche a commencé par un match bien triste à Geoffroy Guichard entre Saint-Etienne et Amiens. Les Verts avaient pourtant aligné une escouade offensive de qualité avec Cabella, Khazri, Diony et Salibur. Mais ils n'ont jamais vraiment réussi à trouver la faille dans la défense adverse. D'ailleurs, au-delà de la défense qui avait déjà fait ses preuves l'année dernière, j'ai trouvé cette équipe d'Amiens en net progrès notamment en ce qui concerne les relances et les sorties de balle. Désormais, on attend de voir comment Ganso va s'intégrer dans ce dispositif.

Mais le match a surtout fait parler de lui concernant l'utilisation de la vidéo. Elle a permis de refuser justement un but de Kolodziejczak mais par contre, je ne comprends pas pourquoi les arbitres du pôle vidéo n'ont pas interpellé l'arbitre central au moment de la faute sur Beric. Le défenseur ne touche absolument pas le ballon et Saint-Etienne aurait donc dû obtenir un penalty. On peut critiquer ou incriminer la vidéo mais si les gens qui sont derrière ne s'en servent pas, c'est sûr que ça ne mènera jamais à rien. 

Rennes monte en puissance

Il n'y a pas eu besoin de la vidéo à Rennes puisque les Bretons, après une première période remarquable, comptaient déjà deux buts d'avance sur des Bordelais totalement à la rue. Ça aurait d'ailleurs pu être bien pire sans quelques beaux arrêts de Costil et un sauvetage sur sa ligne de Poundjé après une reprise à bout portant de Sarr. Les Rennais ont marqué deux buts sur corner. Le premier est venu de la droite, tiré magnifiquement par Grenier et repris par l'excellent mais sous-coté André. Le deuxième est venu de la gauche et cette fois, c'est Bourigeaud qui a parfaitement servi Bensebaini.

La seconde période n'a pas été d'un grand intérêt. Les locaux ont un peu laissé venir et mis à part un tir sur l'extérieur du poteau de Sankharé en fin de match, il ne s'est pas passé grand chose. Bordeaux, qui attend son nouvel entraîneur, est avant-dernier de Ligue 1. 

Un drôle de scénario

Dans la soirée, on attendait le premier vrai choc de la saison entre Monaco et Marseille, deux équipes qui n'ont pas réalisé un début d'exercice fantastique. Le match n'a pas été incroyable même s'il y a eu cinq buts, ce qui prouve encore une fois qu'il y a une grande différence entre la qualité du jeu et le nombre de buts inscrits... La première période a été très bien maîtrisée par Marseille. Mitroglou, auteur de son meilleur match sous le maillot de l'OM, s'est procuré plusieurs occasions avant de trouver l'ouverture en fin de mi-temps. Il a placé un très joli coup de tête sur un centre remarquable de Payet. 

Au vu du premier acte des Monégasques, on se demandait s'ils étaient vraiment capables de revenir dans la rencontre. Mais c'était sans compter sur les erreurs dans le football et malheureusement pour lui, Adil Rami en a commis deux. Le défenseur - déjà coupable contre Rennes - a tout d'abord raté une passe que Falcao a intercepté. Derrière, le champion du monde s'est jetté pour sauver son camp mais Tielemans avait bien suivi. Quelques minutes plus tard, un mauvais dégagement devant Falcao a permis a l'ASM de prendre les devants. 

Le bon coaching de Garcia

Seulement les Olympiens, qui avaient déjà montré une belle force de caractère la saison dernière, se sont relevés de ces deux boulettes. Il faut dire que Monaco a arrêté de jouer après le deuxième but comme souvent par le passé. Mais il faut bien comprendre que les hommes de Jardim n'ont plus la solidité défensive des années précédentes : Jemerson et Glik sont loin de leur meilleur niveau et Aholou n'est pas encore Fabinho. Les Marseillais en ont profité pour revenir, notamment grâce à une remarquable réalisation de Florian Thauvin. Entré en cours de jeu, il a inscrit son troisième but en quatre matchs après un très bel échange avec Sakai. En fin de rencontre, quelques minutes après son entrée en jeu, Germain a profté d'une grosse faute de main de Benaglio pour donner la victoire à son club d'un beau coup de tête. . 

Sur l'ensemble du match, cette victoire de l'OM ne souffre d'aucune contestation. Les Olympiens ont été supérieurs à des Monégasques qu'il ne faut pas encore enterrer puisqu'il n'y avait pas Jovetic, Golovin, Chadli ou encore Subasic sur le terrain. Mais la réalité, c'est qu'après quatre journées, Monaco est déjà à huit points du PSG...

Pierrot