Marseille est encore en vie
Posté par Pierre Ménès le 5 Avril 2018

Malgré son statut d’outsider, malgré les absences sur blessure de quatre de ses cadres (Mandanda, Rami, Rolando, Thauvin), l’OM est donc toujours en vie après ce quart de finale aller perdu sur la plus petite des marges sur la pelouse de Leipzig. C’est le premier enseignement à tirer de ce match aussi frustrant qu’encourageant. Frustrant car les Olympiens n’ont pas réussi, malgré une palanquée d’occasions, à inscrire ce petit but qui aurait transformé le score en bonne opération. Encourageant parce que cela signifie qu’ils en auront d’autres, dans une semaine au Vélodrome. Mais une chose est sûre : pour se qualifier, ils devront impérativement se montrer plus efficace qu’hier soir.

Entre la petite déviation de Mitroglou en début de match, la volée smashée de Sarr sur la barre, la double occasion du même Sarr et d’Ocampos juste avant le but allemand et les frappes hors cadre d’Ocampos et Payet après le repos, les Phocéens ont eu les possibilités de marquer. Discipliné et compact en début de rencontre, l’OM présentait une charnière centrale pour le moins expérimentale avec Gustavo et Kamara. Un attelage bricolé à la dernière minute qui a plutôt pas mal fonctionné à l’arrivée, le maillon faible de la défense olympienne s’avérant être Amavi, peu inspiré dans ses interventions tout au long de la rencontre.

Les joueurs de Garcia ont réalisé vingt très bonnes premières minutes avant que le RBL ne se réveille un peu et reprenne l’initiative du jeu. Mais alors que l’OM tenait parfaitement la route et qu’on se dirigeait vers un bon 0-0 à la pause, Werner est sorti de sa boîte pour placer un contre supersonique, avec crochet sur Kamara et frappe sous la jambe d’un Pelé bien trop long à se coucher. Rageant.

À la reprise, les Allemands ont essayé d’enfoncer le clou d’emblée avant de relâcher leur étreinte et de commencer à baisser un peu de pied physiquement. Les débats se sont alors équilibrés et l’OM a eu sa chance à plusieurs reprises mais s’est évertué à rater le cadre à chaque fois, histoire d’attiser encore un peu plus les regrets. Les entrées en jeu de Germain et Lopez en fin de match n’ont rien changé.

Au final, on a assisté à un match agréable à suivre, avec du rythme et des occasions. Un match ouvert entre deux équipes assez proches l’une de l’autre finalement, et un résultat qui laisse la qualification ouverte. Maintenant, il faudra sans doute que l’OM se montre patient face à une équipe allemande extrêmement dangereuse en contre et qui compliquerait sacrément les données du problème en marquant au Vélodrome. Avec les retours de Thauvin et Rolando et peut-être celui de Rami et surtout un stade en fusion, le coup paraît jouable…

Pierrot