Marseille bloque, Monaco galope
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Vendredi, l'OM s'est de nouveau incliné face à Nice. Un résultat qui fait le bonheur des poursuivants et notamment de Monaco, tombeur de Lille à Pierre Mauroy ce samedi.

À cause de la Coupe de France, seulement cinq matchs de la 22ème journée ont pour l'instant été disputés. Vendredi, Marseille a subi sa sixième défaite de la saison, ce qui fait quand même beaucoup en vingt-deux matchs. Surtout, les Olympiens n'ont pris qu'un point sur dix-huit possibles lors de leurs six derniers déplacements.

On se doutait que le match allait être compliqué pour l'OM et sa défense décimée par la CAN, les blessures et les suspensions. C'était d'ailleurs l'occasion idéale de voir ce que Doria avait dans le ventre, ne serait-ce que quelques minutes. Seulement Bielsa s'entête avec lui et ne le fait pas jouer. Ça en devient ridicule. Il en est à tripatouiller son équipe en alignant Aloé dans l'axe et en utilisant Dja Djédjé à droite.

Et puis, depuis le début de l'année 2015, même si les Aiglons n'ont pas encore pu enregistrer la signature de Ben Arfa, ils sont beaucoup plus à l'aise dans leur jeu. Ils ont dominé l'OM dans deux secteurs où les Marseillais avaient été performants durant la phase aller : le pressing et l'engagement physique. Nice a marqué deux buts, le premier un peu à l'arrache et le deuxième, très bien construit, notamment grâce à un joueur comme Amavi qui progresse énormément.

 

Monaco se rapproche du podium

Les Phocéens, quant à eux, ont eu un mal fou à trouver Gignac. L'attaquant touche un nombre famélique de ballons et on s'aperçoit qu'il n'a pas marqué lors des six défaites de l'OM. De manière générale, on a l'impression d'une part qu'une lassitude physique et psychologique frappe l'OM, et d'autre part que le style de jeu de Bielsa est mieux lu par les adversaires. 

Monaco en a profité samedi après-midi pour se rapprocher encore un peu plus du podium. Une victoire "à la monégasque" contre Lille à Pierre Mauroy. J'ai fait une excellente sieste durant la première période et j'ai cru comprendre que je n'avais rien perdu. En deuxième mi-temps, une énorme faute d'inattention de la défense lilloise a permis à Berbatov d'ouvrir le score de la tête. Derrière, tous les joueurs offensifs que René Girard avait sagement mis sur le banc de touche en début de match ont eu beau rentrer un par un, ça n'a rien changé. Quand on joue contre une équipe aussi forte sur le plan défensif que Monaco en alignant le groupe le moins offensif possible, il n'y a rien d'étonnant à ne pas marquer de but. 

Du coup, il va falloir s'habituer au style de jeu de Monaco. C'est solide, serein, confiant et c'est bien organisé. Evidemment, ce n'est pas très palpitant à regarder. Enfin on aura remarqué que, semaine après semaine, Ferreira-Carrasco confirme ses aptitudes balle au pied et que le petit portugais Bernardo Silva - qui a récemment définitivement signé à l'ASM - fait des matchs plein d'intelligence.

 

Claudio Beauvue : joue-la comme Lacazette

Dans la soirée, Nantes a chèrement payé sa victoire contre Lyon en Coupe de France en explosant à Montpellier. Une équipe du MHSC qui enchaîne donc un sixième match sans défaite et qui commence à marquer des buts. Barrios trouve le chemin des filets, Mounier fait une belle saison et Bérigaud se réveille. Au CFC, Rolland Courbis avait affirmé vouloir finir huitième. Si ça continue, il pourra clairement viser mieux. 

Enfin, Bastia et Bordeaux ont fait match nul alors que Guingamp a remporté le derby breton face à Lorient. Les Guingampais peuvent remercier leur Lacazette local : Claudio Beauvue. Si je dis ça c'est d'abord parce qu'il marque à tous les matchs, mais aussi parce que sa première réalisation ressemble beaucoup aux buts que le Lyonnais a l'habitude de marquer depuis le début de la saison. Un appel à la limite du hors-jeu, une prise de balle franche et une frappe sèche lui ont permis de tromper Lecomte. Voilà un joueur extrêmement intéressant depuis des mois maintenant et qu'on aura le plaisir de recevoir au CFC ce dimanche. 

Même si la deuxième mi-temps a été un peu plus floue, avec un penalty et un but contre son camp, les hommes de Gourvennec continuent à prendre des points. Si on doit trouver un point commun entre Monaco et Guingamp, c'est que ce sont deux équipes qui ont profité de leurs bons résultats européens pour retrouver un style, une confiance et des résultats. 

 

Pierrot