Marre de la VAR ?

Posté par Pierre Ménès le 18 Juin 2019

Ceux qui me suivent savent que j’ai toujours été pour la vidéo dans le foot. J’ai donc accueilli l’arrivée de la Var avec satisfaction. Un an après je suis déçu et dubitatif. Parce qu’il y a encore trop d’erreurs. L’humain est au bout de la chaine. Donner des images claires et limpides à un incompétent, il n’en sortira jamais rien de bon. L’exemple le plus flagrant qui me revient c’est le tacle du Rennais Niang sur le Parisien Kehrer qui valait déjà un rouge écarlate sans la moindre aide vidéo mais que l’arbitre du soir dont je tairai le nom par pudeur n’a pas cru bon d’expulser le fautif après avoir pourtant revu longuement les images. 

On pouvait donc supposer qu’un vent de fraicheur allait aussi gagner l’arbitrage durant cette coupe du monde féminine aidé par l’engagement physique bien moindre des filles ainsi que leur respect des règles bien plus prononcé. Ben c’est pire. L’arbitrage féminin de ce mondial ajoute un insupportable côté tâtillon à la vidéo. Et puis, n’ayons pas peur des mots, il y a aussi un manque absolu de courage. En gros quand le bus bip l’arbitre la décision est déjà prise. Comme ce péno, heureusement manqué, accordé aux Etats-Unis contre le Chili pour une faute peu évidente concédée clairement en dehors de la surface.  

Contre le Nigéria la Var n’est pas spécialement en cause. Je suis convaincu que le pénalty accordé aux Bleues était valable. Mais que dire de l’attitude de l’arbitre qui a donné à retirer le péno loupé de Wendy Renard parce que la gardienne nigériane avait avancé son pied de dix centimètres par rapport à la ligne.  

Alors y a toujours les pères la morale qui disent « oui mais c’est le règlement » sauf que dans ce cas 99% des penalties repoussés seront à retirer. C’est comme cette règle inepte qui sanctionne désormais d’un pénalty toute main dans la surface même involontaire. Pensez-vous les attaquants suffisamment malin pour désormais viser volontairement les mains des défenseurs ? Evidemment que oui. 

Là encore je pensais dans ma grande naïveté que cette coupe du monde parée par tant de bonnes âmes de toutes les vertus inconnues du foot masculin allait apporter un vent nouveau, une autre lecture et surtout une vraie équité. Ma déception est grande. 

Pierrot