Lyon y sera !

Posté par Pierre Ménès le 12 Décembre 2018

Lyon a tremblé, mais Lyon est donc qualifié après son match nul obtenu hier soir dans le congélateur de Kiev. Qualifié au terme d’un parcours un peu bizarre, avec une victoire inaugurale à Manchester et cinq matchs nuls consécutifs ensuite ! Avec un peu de tout dans le lot : des buts, des trous d’air et des déceptions. Mais à l’arrivée, comme pour le PSG, ce qui importe c’est le résultat. C’est d’être arrivé à se qualifier pour les huitièmes de finale, une belle performance dans un groupe où figuraient l’ogre citizen et l’épouvantail Shakhtar, une équipe compliquée à jouer.

D’autant plus compliquée à cette période de l’année. Mais malgré la neige qui est tombée sans discontinuer sur la capitale ukrainienne, ce sont les Lyonnais qui sont le mieux entrés dans le match. Les cauchemars lyonnais ont vite resurgi lorsque Traoré a perdu son duel avec Pyatov et que deux minutes plus tard, Donetsk ouvrait le score sur ce qui sera sa seule occasion de la première mi-temps. Les Lyonnais ont alors réagi et remis le pied sur le ballon mais n’ont dû qu’à leur maladresse et leurs mauvais choix devant le but de revenir aux vestiaires en étant menés 1-0, totalement contre le cours du jeu. 

À la reprise, les joueurs de Génésio ont continué à pousser et la délivrance est venue du pied gauche de Fekir, servi à l’entrée de la surface par Memphis et dont la frappe du gauche a terminé dans la lunette. À 1-1 et avec encore plus de 25 minutes à jouer, inutile de dire que rien n’était encore joué dans ce match et l’OL a logiquement subi les assauts répétés du Shakhtar dans le dernier quart d’heure mais hormis une alerte sur une percée d’Ismaily bien repoussée par Lopes, ils ont finalement géré la fin de match sans se faire autant de frayeurs que d’habitude. 

Cette équipe lyonnaise de tous les paradoxes retrouve donc ce stade de la compétition pour la première fois depuis sept ans. Une belle récompense pour un groupe aussi talentueux qu’inconstant et qui, au regard de ses adversaires potentiels en huitième, va devoir élever considérablement son niveau d’exigence défensive et surtout se montrer beaucoup plus tueur devant le but pour espérer aller encore plus loin. Mais c’est ce qui est bien avec Lyon : cette équipe est capable de tout. 

Paris et Lyon ont donc ouvert la voie en obtenant de haute lutte leur précieux sésame. Tous ceux qui ont découpé le football français à la machette japonaise tout au long de cette première phase européenne vont peut-être devoir revoir leur jugement. On a deux qualifiés sur trois en Ligue des Champions et on peut espérer demain une bonne nouvelle en provenance de Rennes et pourquoi pas un miracle au goût danois pour les Bordelais. Si à l’arrivée on qualifie trois clubs sur six, ce ne sera pas l’Amérique mais ce sera loin d’être infamant. 

Pierrot