Lyon tient le choc
Posté par Pierre Ménès le 27 Novembre 2017
Malmené par l’OM, le leader lyonnais a obtenu le nul au Vélodrome et les deux équipes prennent donc un point chacune au PSG, battu à Bordeaux. Mais la journée a aussi été marquée par deux polémiques qui vont faire du bruit. Les insultes d’Ibra et le but refusé à l’OM.

Ce dimanche de mars a débuté avec un agréable Lille-Rennes qui a permis au LOSC de signer sa troisième victoire consécutive, grâce à un triplé d’Origi. Depuis quelques matchs, les Nordistes se lâchent plus dans le jeu et sont plus offensifs. Ça marche, tant mieux. La rencontre a longtemps été équilibrée mais Rennes a totalement lâché après le pénalty du 2-0. 

Dans l’après-midi, on attendait de voir comment le PSG allait réagir mentalement et physiquement après son exploit londonien. La réponse tient en un mot : mal. La première période a été pénible pour des parisiens loin de ce qu’ils avaient montré à Stamford Bridge. Le PSG s’est donc vite retrouvé mené au score sur une tête de Sané à la réception d’un corner de Khazri.

Emmenés par un Plasil éblouissant, les Bordelais ont fait preuve de beaucoup d’allant mais une mésentente entre Ilori et Carrasso a permis à Ibra d’égaliser. Derrière, comme trop souvent les Parisiens ont concédé un but sur une action un peu loufoque conclue par Khazri, avant de revenir une nouvelle fois au score avec un péno cadeau pour une petite faute sur Lavezzi. 

Mais Bordeaux a arraché la victoire en passant du côté de Digne - qui a bien du mal à confirmer cette saison malgré un temps de jeu plus que respectable -, avec Rolan à la finition. Une victoire méritée pour les Girondins mais qui a visiblement ulcéré Ibrahimovic, auteur de propos sur lesquels je reviendrai plus bas.

Aucun arbitre au monde ne pouvait le voir

Forts de ce résultat, l’OM et l’OL s’affrontaient avec la possibilité de faire chacun une belle opération en cas de victoire. Pour les Lyonnais, éliminer leur hôte de la course au titre et mettre Paris à 4 points. Pour les Marseillais, repasser devant Paris et revenir à un point du leader. Au final, c’est l’OM qui s’est montré le plus séduisant et le plus cohérent dans ce match. Notamment sur le plan défensif, ce qui n’était pas toujours le cas ces dernières semaines.

Sans un Lopes décisif - et chanceux sur la frappe de Gignac qui termine sur le poteau - l’OL serait certainement reparti avec une défaite. Même s’ils ont eu quelques occasions en fin de match après l’expulsion de Morel, Lyon peut s’estimer heureux de ce point qui lui permet d’en reprendre 2 d’avance sur Paris et de maintenir l’OM à 4 unités. Que l’OL soit encore en tête après ses trois déplacements consécutifs, c’est une vraie performance.

Evidemment, le moment-clé de ce match restera le but refusé à Ocampos en fin de match. Alors, le ballon est probablement rentré - sans qu’on en ait d’ailleurs la certitude absolue, à moins d’être 100% marseillais - mais ce qui est sûr c’est qu’aucun arbitre au monde ne pouvait le voir. La seule faute de monsieur Bastien - excellent tout au long de ce match -, c’est de ne pas avoir sifflé la seule chose évidente dans cette action : le jeu dangereux d’Ocampos sur Lopes. Qu’il y ait but ou pas, siffler cette faute incontestable aurait coupé court aux contestations. 

Tout le monde chouine, tout le monde pleurniche...

Andre Ayew en tête, les Olympiens nous ont offert après le match un magnifique exemple de paranoïa, tout comme Ibra en fin d’après-midi dans les couloirs de Chaban-Delmas. Sans raison et avec des mots extrêmement violents. Comme Jean-Michel Aulas récemment, notamment lors du match face au PSG à Gerland. Donc, en gros, à chaque fois qu’une décision est défavorable à une équipe, quelle qu’elle soit, c’est la théorie du complot. 

« On ne veut pas de nous comme champion, on nous en veut parce qu’on a trop d’argent, parce qu’on est corses, parce qu’on dérange, parce que ceci ou cela… » Tout le monde chouine, tout le monde pleurniche. Mais personne ne prend ses responsabilités et personne ne se regarde dans la glace. Tout cela n’est pas très constructif, même si je considère que c’est aussi la résultante d’un arbitrage bien souvent déficient et de l’opacité totale de la Ligue quant à ses sanctions. 

Je comprends que les supporters bastiais puissent s’émouvoir qu’après les incidents face à Nice, Furiani soit immédiatement suspendu. Ce serait peut-être moins le cas si la Ligue n’avait pas omis de préciser qu’il existe cinq dossiers en cours concernant le club corse. En situation de multi-récidivisme, la sévérité n’est évidemment pas la même que pour trois briquets lancés sur Ruffier à Metz ou trois bouteilles d’eau sur Lopes au Vélodrome. 

La situation est très tendue actuellement sur les terrains de Ligue 1. Entre le titre, les places européennes et le maintien, beaucoup d’équipes sont encore dans la course et veulent se placer avant le sprint final. La lutte est âpre pour tout le monde mais ce serait bien d’avoir un comportement un plus mature. Maintenant, pour avoir vécu ça l’espace de quelques mois de l’autre côté de la barrière, c’est vrai que c’est plus facile à dire qu’à faire, surtout quand on est un simple observateur. 

Pierrot