Lyon repart, Marseille pioche
Posté par Pierre Ménès le 3 Décembre 2017
Lyon - vainqueur à Caen - et Marseille - auteur du nul à Montpellier - ont rejoint Monaco à la seconde place du classement, pendant que Sainté et Nantes se neutralisaient dans un Geoffroy-Guichard qui sonnait creux

Ce dimanche a commencé par un triste Saint-Etienne-Nantes, dans un Geoffroy-Guichard amputé de ses deux tribunes derrière les buts, fermées après les débordements de certains supporters stéphanois lors du derby. Évidemment, l’ambiance était loin de ce qu’elle peut être dans le Chaudron mais à un moment donné, les supporters doivent aussi faire le ménage chez eux. Les Verts ont sorti une première mi-temps assez correcte, avec une belle frappe de Dabo sur la barre et un super but de Pajot et auraient dû obtenir un péno pour une faute sur Perrin. 

Ce premier acte plutôt réussi rend d’autant plus incompréhensible la coupure d’image et de son lors du second. Sainté s’est mis à bafouiller son foot et à jouer comme si le ballon lui brûlait les pieds. Nantes aurait dû en profiter avec une première égalisation signée Sala injustement refusée pour un hors-jeu qui n’y était pas, avant d’égaliser pour de bon de façon très chanceuse avec ce dégagement de Lacroix qui rebondit sur le visage de Sala et file dans le but. À l’arrivée, c’est presque un nul heureux pour les Verts…

À 17 heures, Lyon s’est imposé assez difficilement à Caen. Même si la maîtrise globale a été lyonnaise, avec deux buts signés Cornet à la suite d’un cafouillage dans la surface normande et Mariano d’une frappe spontanée, les Caennais ont tapé deux fois les montants et Santini a eu une très belle occasion avant de réduire la marque dans les arrêts de jeu. L’OL a confirmé que les espaces à l’extérieur lui vont bien et Caen que sa confortable place dans les dix premiers n’est en rien usurpée.

Penalty et signal d’alarme

Et puis en soirée on a eu droit à une bonne purgeasse comme on n’en avait plus vu un dimanche soir depuis un moment. On le sait, Montpellier sait comment enquiquiner les gros de ce championnat et affiche donc désormais cet étonnant bilan de quatre matchs nuls face aux quatre premiers du classement. Avec toujours aussi peu d’ambition dans le jeu, ce qui pose en corollaire cette question : Montpellier serait-il aussi bien classé en étant plus offensif ? 

Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi les Montpelliérains ont pris des risques pour gagner ce match dans les dix dernières minutes alors qu’ils n’en avaient pas pris beaucoup jusqu’à lors. Le match n’a pas eu grand intérêt, l’OM jouait trop lentement, ne combinait pas devant, Payet est loin de sa meilleure forme, Thauvin a un petit coup de pompe bien compréhensible… Du coup, le pauvre Germain a eu du mal à exister, seul en pointe et sans ballon.

Montpellier a ouvert le score sur une reprise acrobatique de Sio sur laquelle Mandanda n’est pas tout à fait clair et Marseille a égalisé grâce à un penalty totalement imaginaire. Que ce soit la faute de Mukiele sur Sanson ou la main de Hilton, dans les deux cas il n’y a pas de faute. Les Marseillais me rétorqueront sûrement que cela faisait une éternité que l’OM n’avait pas obtenu de péno. Je leur répondrai que ce n’est pas une raison pour en obtenir un imaginaire…

Et puis monsieur Schneider a refusé le but de la tête de Camara en fin de match pour un hors-jeu de position de Hilton qui fait action de jeu en voulant dévier le ballon et influence donc l’intervention de Mandanda. Au final, l’OM allonge sa série d’invincibilité, recule à la quatrième place mais à égalité de points avec Lyon et Monaco. Maintenant, si les résultats sont toujours satisfaisants, les prestations commencent à être un peu plus décevantes et ce match sonne un peu comme un petit signal d’alarme pour les Marseillais.

Pierrot